Sur les routes de Cuba

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Notre séjour à Cuba fut une expérience unique. Arrivés l’esprit très ouvert et curieux, on est allés de découverte en découverte, jusqu’au dernier jour. On a fait fonctionner le cerveau… et les yeux, avec de magnifiques paysages. Un plaisir de « vivre Cuba » avec nos 3 copains !

L’article est (très) long, mais 3 semaines à Cuba, ça ne s’explique pas en 2 mots.

 

La Havane, entre retrouvailles et organisation

Les 4 premiers jours à Cuba se passent à La Havane juste tous les 2 à organiser l’arrivée des copains et faire un peu de tourisme… tout en découvrant jour après jour le fonctionnement de la vie locale… On a des anecdotes à profusion!

SONY DSCCôté organisation, on se fera 3 jours intensifs de recherche d’infos, de logement pour regrouper la Team des Cracoucasses (on expliquera plus loin le concept de la cracoucasserie), de possibilité de transport sur l’île et de ravitaillement. Et ce ne fut pas facile!!!

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Le concept d’office de tourisme à Cuba

Nos 2 passages chez InfoTur, l’office de Tourisme, un grand moment! Ici, l’office de tourisme est le dernier endroit où on cherchera à vous informer. Un comble. Entre énervement puis fou rire. Voir article précédent…

 

Se loger à La Havane

SONY DSCFacile! Il existe un nombre incalculable de « casa particular« , chambre chez l’habitant, pour des prix variant entre 20 et 40 CUC en moyenne (rappel dernier article 1 CUC = 1 $ = 25 CUP). Les cubains paient un lourd impôt à l’Etat, mais cela leur permet d’améliorer énormément leur niveau de vie. Ils prennent grand soin au confort des chambres louées, en contraste avec leur lieu de vie, beaucoup plus modeste!

 

 

 

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Manger à La Havane

L’un des plus gros points d’interrogation pour nous à La Havane fut : comment font les cubains pour manger ?

Côté supermarché : Peu et quasiment vides ! Après 2 jours on trouve 2 supermarchés, qui ne sont pas très garnis et hors de prix. 3 marques de gâteaux salés, 3 marques de gâteaux sucrés, 3 paquets de pâtes différents, et des sauces tomate sur un rayon entier. La viande ? Le boucher nous dit qu’il faut revenir demain matin, il n’a rien aujourd’hui (le lendemain, il aura 2 pâtés, 1 morceau de fromage). Pas de fruits & légumes. A la caisse, il faut payer les boissons à une caisse et le paquet de chips à l’autre. On n’a pas compris le concept.

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Sanders découvre le boucher et son EXCELLENT jambon

Bref, ça n’est pas ici que les cubains se ravitaillent. On comprend que les fruits et légumes s’achètent dans des petites échoppes locales (excellents!), il y a un boucher au coin de la rue qui a quelques morceaux de viande (porc et poulet, pas de boeuf sur l’île) dans un gros congélateur derrière une fenêtre (excellent aussi!). Pour le lait, les familles ont droit à 1L par jour pour chaque enfant. C’est rationnement.

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Côté resto : Trouver les bons plans est un VRAI challenge. Les cubains ne mangent pas au resto, clairement, ou très peu.

Il existe les restos à touristes, les plus chers (5-15 CUC le plat), où on paie en CUC. Mais gare aux restaurants à touristes les moins chers, il manque la moitié des plats sur la carte (les moins chers). Une nouvelle règle : Toujours demander avant de s’installer!

Il existe des restaurants semi-touristiques, où il y a une carte en CUP (monnaie nationale) et une en CUC. Les cartes sont identiques sauf que celles pour les touristes présentent des prix minimum 7 fois plus chers.

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Notre QG d’Habana Centro : La Pizzeria du quartier

Enfin, il existe des restaurants en monnaie nationale. Évidemment très bon marché, basique. Parfois on refuse de vous servir. Sensation étrange. Mais on a trouvé aussi une sacré échoppe où les cubains commandent des pizzas ou des spaghettis, venant avec leurs boites en plastique pour qu’on les remplisse, ou leurs assiettes pour manger à domicile. Ou encore on vous sert les spaghettis dans une assiette, tu manges debout juste à côté et tu rends l’assiette. Ceci est très courant dans tous le pays. On a jamais autant mangé de pizza au fromage ou jambon fromage (quasiment les seules disponibles).

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Attention à la monnaie qu’on vous rend…

Il faut toujours bien vérifier sa monnaie car JAMAIS on ne nous rend le bon compte, c’est fou. Ils essaient de vous ponctionner jusqu’au bout. Se trompant dans les sommes et dans le change. Même dans les supermarchés, osant même jusqu’à dire, « ah non, je ne vous dois pas 3 CUC de plus, mais 1,5, vous vous êtes trompés »… Oui, enfin, à la base, tu ne m’as pas rendu le bon compte !!!

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Internet à Cuba

SONY DSCAmoureux du net, aurevoir! A Cuba, aucune connexion ou borne wifi à l’exception de quelques hôtels de luxe un peu partout dans le pays. Il faut payer 6€ sa carte pour une heure, et ceci fonctionne un peu comme les cartes téléphoniques. Évidement la qualité du réseau est très relative! A ce prix là, les cubains n’y ont pas accès (rappel du salaire moyen : 20-40$ par mois), à l’exception d’une adresse mail d’Etat à leur nom, contrôlée…

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Côté Santé

Cuba est réputé pour la qualité et le nombre de ses médecins. D’ailleurs, il y en a dans un certain nombre de pays,  monnaie d’échange pour du pétrole au Vénézuela, ou de l’argent au Brésil par exemple. En revanche côté  médocs ça n’est pas pareil… Nolwenn ayant un mal de gorge très prononcé avec extinction de voix, on teste les pharmacies…. Et on est étonnés! 2 pharmacies immenses, très belles… Mais quasiment vides! Il faut aller à la pharmacie internationale – pour les gringos – pour trouver un remède … À 8$…

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Visite de La Havane

Au-delà de nos découvertes du quotidien cubain, nous avons pris le temps de visiter la capitale de l’île, en réhabilitation, pleine de charme, vivante et haute en couleur!

Centre culturel et économique de l’île, La Havane a plusieurs vies, entre le tourisme du joli centre historique colonial réhabilité d’Habana Vieja, le quotidien des cubains d’Habana Centro et le quartier plus récent du Vedado.

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Habana vieja

On se fait plaisir en prenant une bonne glace. Le glacier du coin propose 1 seule saveur aujourd’hui, vanille. Le lendemain ça sera chocolat et fraise. Tout dépend de l’arrivage. Difficile à concevoir pour nous…

On prendra 1h de cours de salsa tous les 2. Même avec des profs particuliers ça n’est vraiment pas si simple, surtout quand on a du mal avec sa gauche et sa droite comme Nolwenn…!!! On sort en nage, mais plutôt contents.

MojitoLa veille du débarquement des cracoucasses, on a fêté l’envoi de l’email explicatif aux copains en se faisant un bon petit resto et en dégustant quelques mojitos… Bien forts!!!

Le rhum cubain est célèbre et vendu dans le monde entier, avec des marques telles que Havana Club. Ici donc les verres de rhum ou cocktails tels que le Cuba libre ou mojitos ne coûtent rien et sont bien forts!!! Le mojito est né à Cuba mais malheureusement pour nous ce ne sont pas les meilleurs qu’on ait goûté!

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Tempête à La Havane

DéluegeLe jour où le premier cracoucasse devait débarquer, Sanders, une tempête se lève subitement, avec un énorme orage, vers 15h30, des fortes pluies et un vent tellement puissant que certains taxi-vélos s’envolaient avec leur conducteur!! Après plus d’une heure, les rues étaient complètement inondées, un vrai fleuve! On finit par se résoudre à faire comme les cubains : on enlève les chaussures et on traverse les rues, de l’eau jusqu’au genou. Heureusement, notre casa est au 1er étage ! On a un peu peur pour Sanders, mais ça se calmera vers 18h.

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Les retrouvailles

La team retrouvailles

Premiers moments entre Cracoucasses

En 2 jours, on verra débarquer les 3 cracoucasses, avec grand grand plaisir, armés de bon fromage, de sourire et d’envie de soleil!

Julien alias Sanders

Anaïs P. alias la Sandersette ou Madame Forêt

Anaïs B. alias Boubou

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Le Cracoucasse

Le Cracoucasse ou Crakoukasse est un animal voyageant en groupe, cherchant les bons plans en tout genre, pour payer le moins cher possible en profitant au maximum. Il fouine, négocie, gratte gratte ce qu’il peut et pousse un petit cri de victoire à chaque but atteint : « Cra-Cra-Cracoucasse ».

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La décision ultime avant le départ : le challenge « louer une voiture »

Après une rencontre au sommet des cracoucasses, on décide de louer une voiture. Quelle décision ! On mettra 2 jours à la louer, une vraie épopée !!!

SONY DSCDéjà, il n’existe des agences de location que dans les hôtels de luxe. La plupart n’avaient aucune voiture disponible ou alors éventuellement mais à plus de 90€ là journée ! Pas très cracoucasse. On décide de prendre une voiture à 60€ la journée mais en 1h, elle a été louée. Il faut revenir demain. On est déprimés. Heureusement, on trouve un bon mojito et piña colada.

Le lendemain, on tentera de se renseigner pour louer une voiture à un particulier, mais il n’y a pas de contrat – pas d’assurance – et il faut laisser un deposit. C’est non!

On décide de regarder les bus, quelle histoire! On marchera beaucoup, en passant par l’immense Plaza de la Revoluciòn, où trône les portraits du Che et de Camillo Cienfuegos et le Mémorial Jose Marti. Des noms qui reviennent souvent sur toute l’île. Au Terminal, on ne peut pas acheter de billet, c’est uniquement dans quelques hôtels de luxe ou à une agence mystérieuse.

Plaza de la Revolucion

Plaza de la Revoluciòn

Allez, on retourne voir l’hôtel qui avait une voiture à 60€ finalement indisponible la veille, et là, miracle! Ils ont une voiture disponible immédiatement à 55€/jour. Vu nos péripéties on ne réfléchit plus, on signe et on récupère les clés. Attention aux pneus, nous ne sommes pas couverts en cas de crevaison ou vol… Euh… Ok. Oui, les pneus sont une denrée rare à Cuba.

On fête ceci autour d’un bon coktail tous ensemble, HEUREUX de partir à la découverte de l’île le lendemain matin.

On aura l’occasion de discuter avec 2 cubains qui nous confirmeront réciproquement leur histoire : un ingénieur et un producteur de tabac. Les 2 gagnent 20 CUC par mois. Ici, les cubains gagnent entre 15 et 50 CUC (ce dernier prix est exceptionnel). Le 1er bosse en tant que gardien de voiture de luxe, et gagne bien plus qu’ingénieur, car avec les tips, il arrive à vivre. Le 2ème fait une activité extra en produisant des cigares vendus aux touristes au black, lui permettant de venir boire des mojitos avec nous (1,5 CUC). Les 2 nous expliquent qu’avec le salaire officiel de 20 CUC il est très difficile de vivre. Le 1er a un frère médecin, qui gagne aussi 20 CUC dans son pays. L’Etat l’a envoyé au Qatar (beaucoup de médecin sont en pénurie), le Qatar paie l’Etat cubain 6000 USD par mois pour le médecin, mais il garde 5500 USD pour lui (!!!) Triste réalité.

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L’Ouest de l’île : de Las Terrazas à Viñales

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Las Terrazas, une première pause rafraîchissante

9h du matin, la voiture est en bas, tous les sacs sont rentrés en Tetris dans le coffre, on décolle! Sanders au volant, Manu à sa droite et la brochette de filles à l’arrière. Excités !

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SONY DSCA 1h30 de La Havane, Las Terrazas est une réserve naturelle née d’un projet de reforestation de l’île. C’est une étape préconisée par Anaïs P., alias Madame Forêt (Anaïs porte un grand intérêt aux arbres et leur protection). Apparemment, le Lonely nous explique que c’est un modèle écologique à Cuba, avec de jolies cascades et paysages.

En arrivant – et comme partout où nous irons – Monsieur CUC alias le gardien du parking te reçoit et prend un CUC pour garder ta voiture et ses jolis pneus pour la journée. Jamais nous n’avons autant pris soin de pneus.

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Las TerrazasOn se baladera et on se baignera donc dans ces belles piscines naturelles, nous rafraîchissant de cette chaleur humide des Caraïbes…

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SONY DSCEt ça sera l’occasion pour nous de planter la tente à Cuba!! L’unique! Sous les regards curieux des cubains… Non, pas de camping sur cette île, on n’a vu qu’une seule tente en 3 semaines, sur une plage pour protéger un bébé, une Quechua!!!

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Côté écologie, nous sommes un peu déçus car ici, c’est une destination où passer le week-end pour les cubains, se baignant avec leurs canettes et les jetant partout, incluant les piscines naturelles…

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Viñales, des beaux paysages, de la musique et du tabac

Le lendemain, on décolle direction Viñales, jolie ville réputée pour le tabac et les Mogotes, buttes montagneuses de calcaire émergeant de la plaine, qui datent de l’époque des dinosaures.

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Sur la route, on s’arrêtera voir la cascade de Soroa. Pas mal du tout ! L’occasion de déguster un excellent ananas. On le crie haut et fort : les fruits sont génialissimes à Cuba, parole de Sanders au volant s’arrêtant à chaque stand banane au bord de la route.

Soroa

V Bananes

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A quelques kilomètres de Viñales, on s’arrête face à un paysage vraiment très beau. Des mogotes, du vert puissant, le rouge de la terre. Sublime. Ça s’annonce bien!

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On galèrera à trouver une casa avec au moins 2 chambres (notre Boubou se partageant entre nous et le Sanders & la Sandersette)… On évitera de justesse (ou pas) une petite crise entre 2 rabatteurs qui se battent pour nous avoir… Il est temps, on perd Boubou, affamée! Ouf, on trouve une très bonne casa, avec des hôtes sympas et des chambres toutes neuves. A un bon prix (Cra-Cra-Cracoucasse).

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Après un bon sandwich maison, on retrouve vie (il fait plus de 30-35 degrés, il est 15h, on a roulé collés-serrés pendant 2h) et on file visiter les alentours en commençant par la « vallée du silence ». On se perd un peu, mais on a une jolie vue sur les mogotes, qui nous plaisent à tous les 5. On tombera sur une école d’une taille démesurée par rapport à la région, abandonnée. On lâchera les paparazzis qui prendront des photos des amphithéâtres cubains, des affiches pro-castro/Che,… Quelle ambiance!

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On apprendra plus tard avec notre hôte que cette école a été abandonnée il y a 5 ans et va être transformée en complexe hôtelier pour accueillir les touristes américains qui ne vont pas tarder à débarquer avec l’ouverture officielle du pays…

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La parole enseigne, l’exemple guide.

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SONY DSCOn file ensuite visiter la grotte San Miguel, curiosité géologique et un pan de l’histoire cubaine puisqu’elle servait – avec d’autres aux alentours – de refuge aux esclaves africains qui s’enfuyaient des plantations. Visite rapide et coktail à la sortie inclus dans le billet, qui dit mieux… L’occasion de goûter un coktail à base de rhum et de miel, pas mal du tout.

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Il est temps de rentrer visiter un peu la ville de Viñales… On se balade dans les rues de cette jolie ville coloniale, bien touristique avec les casas qui s’enchainent de manière assez impressionnante, mais bien agréable. On se lâchera un peu sur les coktels et les plats excellentissimes d’un cubain ayant travaillé en Italie.

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On terminera la soirée au centro cultural : gringos et cubains mélangés, dans une ambiance bien sympa, où les groupes de musique et danseurs s’enchainent. Anaïs a les jambes qui la démangent et elle part en rythme endiablé avex un cubain dansant la salsa, laissant Sanders… Libre de boire ses mojitos avec le compagnon Manu. Finalement, tout le monde aura fait quelques pas de salsa, et Sanders fera valser sa Sandersette avec ses connaissances plutôt pas mal de salsa.

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Centro cultural

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2 prix : 1 pour les étrangers, 1 pour les cubains

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Un bel échange

En rentrant, après avoir massacré un cafard bien dodu aventureux dans la chambre de notre Boubou, on retrouve Yoël, notre hôte et on passera le reste de la soirée (nuit?) à discuter de Cuba, ouvertement et simplement.

Il nous raconte que ses parents et grands-parents ont vécu dans une ferme, pas loin d’ici, avec un petit lopin de terre et vivaient de ceci. Il l’a encore et travaille toujours la terre en complément de la casa. Il y a eu de nombreux cyclones ici, mais ils ont eu beaucoup de chance car leur maison n’est jamais tombée. Aujourd’hui, ils ont la chance d’avoir pu ouvrir une casa, ce qui a beaucoup amélioré leur niveau de vie et il s’estime heureux comme ceci. Il pense que oui, si les cubains pouvaient sortir du pays, beaucoup ne reviendraient pas, mais lui, comme certains, est heureux et ne veut pas quitter Cuba. Il faut savoir qu’il n’y a pas assez de logements pour les touristes en haute saison alors actuellement il construit un deuxième étage à sa maison pour faire de nouvelles chambres. Avec l’ouverture des États-Unis, leur avenir est assez rose. Il est confiant sur la politique de Raul Castro concernant l’accès à la propriété aux américains, très réglementée voir quasi impossible, leur évitant une invasion…

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Le sud des Caraïbes : Playa Larga, entre plongée et oiseaux tropicaux

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Après un petit-déjeuner excellentissime (Cuba n°1 sur les petits-dej), on remercie chaudement nos hôtes le lendemain matin et on file à l’entree de la ville se perdre dans la campagne avec dans l’idee de pouvoir visiter une ferme produisant du tabac…

SONY DSCOn se baladera 2-3h sous une chaleur écrasante, traversant des champs, des petits villages colorés, croisant une carriole tirée par 2 gros boeufs, un jeune tenant les rênes, une belle végétation, vaches, cochons et poules. Et après un 2ème essai, on tombe sur une petite production de tabac. Et on passera 1h à écouter le producteur nous raconter le comment du pourquoi et de quel goût. Bref du 100% cigare, expliqué par un jeune producteur plutôt mignon avec son chapeau et son cigare.

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SONY DSCIci, la ferme est familiale depuis des générations. Viñales est réputé pour faire le meilleur tabac de l’île (et donc du monde!). Les cigares, spécialité cubaine.

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Feuilles de tabac

90% de la production est pour l’Etat et part donc à l’exportation. Les 10% restants sont pour le producteur, qu’il revend (et consomme). En mai, le tabac a été récolté et sèche dans des hangars. Ça sent bon!! On comprend que selon la hauteur de la feuille (et donc l’exposition au soleil), le cigare sera plus ou moins fort. On aime la manière dont il « colle » la feuille extérieur – avec du miel!! Autant dire que le fumer est un vrai plaisir… Pour tous les 5.

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Une petite limonade 100% bio

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Playa Larga

Il est temps de repartir en direction du Sud Est de La Havane, Playa Larga. Magic Manu nous a réservé une casa au bord de l’eau apparemment là-bas. Il nous tarde de nous baigner!!

Le trajet sera assez éprouvant, serrés comme des sardines, pendant 4-5h, sur des routes défoncées… Oui, on a décidé de couper pour éviter La Havane et donc de passer par les petites routes. On nous regarde avec curiosité en mode « mais ils se sont perdus ceux-là!!? » parce que non, aucun bus touristique ne passe ici. Les taxis motos, vélo avec siège bébé en bois à l’avant 100% cubain, vieilles américaines, charrettes, se côtoient sur la route. C’est bien la première fois qu’on s’est entendu dire « Attention Charrette », ou encore « Fais gaffe, il y a un cheval qui traverse l’autoroute », ou « Euh.. Il fait demi-tour sur l’autoroute c’est normal? », ou « il vend quoi celui-là au bord de la route? Ah! Des oignons et du beurre. Ok c’est normal, tout va bien ».

La route a son charme, on ne s’ennuie pas…

Mais on est heureux d’arriver à destination, tout ankylosés, le chauffeur Sanders le premier. On s’arrête au bar du coin sur la route, et on engage la discussion avec un client, fou de foot, qui nous balance le nom des joueurs de l’équipe de France, dont certains qu’on ne connaît pas!! Le foot, c’est PARTOUT.

Allez, les derniers kilomètres et on arrive à Playa Larga, et là, excellente surprise avec une casa effectivement les pieds dans l’eau… Des Caraïbes. Première baignade dans la mer des Caraïbes, un GRAND bonheur.

Playa Larga

La mer est belle, les cocotiers au coucher du soleil et la chaleur de l’eau… Que du bonheur.

On mangera un festin de roi ce soir-là à la casa avec Langouste, Crabe et … Crocodile! Ici, ils en font des élevages. Inutile de vous préciser qui en a mangé : Manu bien sûr (et Boubou). Excellentissime.

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Les Cracoucasses HEUREUX

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La lune sur la mer

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Seul petit bémol, notre hôte qui nous cassera les pieds – à Manu & Nolwenn – ayant compris qu’on voulait faire de la plongée et voulant absolument appeler et réserver pour nous un bus qui vient nous chercher. Mais… C’est pas comme si on allait juste faire une promenade, la,plongée c’est sérieux et on fait ce qu’on veut! Petit énervement des globetrotteurs…

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Petit dej face à la mer

Le lendemain matin, au petit dej, on a la visite du boss du centre de plongée, grande bouche, venu sur commande de notre hôte pour valider notre venue. Bon.

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Manu dans son bus vers la plongée

On décide d’aller au centre tous les 5 et Manu, Nolwenn et Anaïs (la Sandersette) déciderons d’y aller. Réputé excellent pour la plongée et peu cher dans la baie des cochons, c’est une activité qu’on voulait absolument faire. On oublie les roulements de mécanique du bosse et le bordel, on vérifie bien les équipements et on est parti. 1ère plongée du voyage!!!!! Sublime. Que du bonheur. Anaïs (boubou) & Sanders se sont aussi régalés en snorkeling au bord.

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Vérification de l’équipement

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C’est parti !

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La minute culturelle

La baie des cochons fut le théâtre d’une bataille marquante de l’histoire cubaine. En 1961, les américains tentent d’envahir Cuba ici. En ayant formé avec la CIA 1400 exilés cubains anti-castro – pourquoi utiliser des soldats américains… Ce fut un échec complet pour les américains et une victoire ressassée depuis des générations par les cubains.

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Le Parc Zapata

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Crabe à sauver

On repart rapidement pour visiter le Parc Zapata, un parc naturel où il est possible de voir de très beaux oiseaux. Sur la route, on slalomera entre les crabes qui traversent la route principale pour se reproduire, c’est le début de la saison. En pleine période il y en a tellement qu’on ne voit plus la route et … Qu’on crève les pneus. Autant dire que c’est un sujet sérieux, quand on parle de pneus ici.

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On passera 2h dans le parc avec un guide passionné, et ce fut bien sympa, entre la faune et flore.

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Tocororo

On verra notamment le Tocororo, l’oiseau national, aux couleurs du drapeau et qui meure quand on le met en cage, belle symbolique.

Mais aussi d’autres oiseaux et une chouette qui sortira sa petite tête de son tronc d’arbre et la rentrant à notre départ sous nos rires.

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Orchidée

La flore est très jolie aussi avec des orchidées, de beaux arbres – pour le bonheur de la Sandersette épatée – et celui qui perd son écorce en pelant surnommé l’arbre à Gringo (gringo = touriste péjoratif), clin d’œil aux touristes qui se prennent des gros coups de soleil.

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L’épisode « Recherche de resto pour dîner à Playa Larga »

Après une petite baignade, on file à la recherche d’un endroit pour dîner à « Cracoucasses » sous-entendu pas cher… Et là on aura un nouvel épisode sacrément étonnant de notre aventure.

Notre Pizzeria-Cracoucasse (rappelons que la pizza est ultra consommée ici!) est fermée et le seul resto qu’on trouve nous dit qu’il n’a que du poisson et de la langouste à 12-15 CUC le plat… Pas très cracoucasse. On demande à une casa-resto si elle sait où on pourrait dîner-cracoucasse. Très sympa, elle appelle un ami qui a un resto pour des prix abordables (poulet, porc, poisson pour 6-10 CUC). Ok! Elle nous emmène. C’est étonnant on a l’impression de revenir vers le resto déjà vu. Bingo, c’est celui-ci. Le serveur nous reconnait et la cuisinière parait en colère… Bon, euh, nous on s’en fout, on s’assoit. La femme qui nous a emmené touche sa com et s’en va.

Franchement, qui a déjà vécu ça ? C’est 100% cubain…

Le repas est très bon, on a encore un peu faim,et on voit une grappe de bananes. On demande au serveur à combien il les vend. C’est gratuit… On n’y comprend rien, on lui laisse quelque chose et on avale les bananes succulentes. Parole de Sanders.

On décide de s’arrêter au bar du coin, et on goute bière et rhum local, étant un peu l’attraction de la clientèle cubaine. Un peu comme s’il suffisait de mettre un cadre autour de notre table et leur filer une télécommande. Sauf que là, c’est en clair et ça capte bien. Mieux que la TV.

AlexisAu final, seul reste un cubain, qui vient discuter avec nous. C’est celui qui nous avait aidé à trouver notre casa en arrivant. Il fait 5-6 métiers différents, et il est fier : réparateur de chaussures, ouvrier BTP, prof de danse, pêcheur, musicien,… Toute option! Il nous invite chez lui. Un honneur. On suit, c’est face à notre casa, c’est le cousin de nos hôtes. On arrive dans une maison en parpaing, sans peinture, toute simple, où il joue avec 2 fils pour allumer la lumière. Il nous lance en riant « vous voulez voir Cuba? C’est ça ! De la débrouillardise ! »

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On discute en écoutant la musique qu’il fait avec son groupe. Quelques reprises et compo. C’est sympa! On lui achète son CD, gravé sur un DVD, qu’il nous dédicace sur la feuille imprimée et découpée faisant office de pochette. Merci Alexis pour cette belle rencontre.

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De Cienfuegos à Trinidad

Le lendemain, on repart tôt pour une journée chargée en direction de Trinidad et en passant par Cienfuegos. On longera un peu la mer, cherchant à sauver au maximum les crabes aventuriers… Sous les commentaires de Manu & Sanders, en mode « jeu vidéo ». Globalement, on aura peu de perte côté crabe et les pneus sains et saufs de notre côté.

2 Cienfuegos4On arrive vers 12h à Cienfuegos, sous une chaleur terrible… Ville classée à l’UNESCO pour son centre colonial. Après avoir visité le centre historique et mangé des spaghettis sur un banc public, on décide de rentrer dans notre boîte à 4 roues bien fraîche, 1L d’eau à la main vers Trinidad.

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SONY DSCSur la route, on lit dans notre Lonely que l’une des plus belles plages du sud se trouve à quelques km de Trinidad, on y file directement.

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Playa Ancud

Playa Ancud nous apparaît, effectivement très très belle. Après avoir laissé notre bolide aux mains de M. CUC, on plonge dans la mer, brûlante et… Avec un peu d’algues, dommage! Voir quelques déchets, ce qui ne nous étonne pas, car à Playa Larga, les cubains à côté buvaient leur cannette dans la mer et les jetaient à l’eau… Sensibilité écologie Zéro.

On se fera servir 2 bons coktails directement sur nos serviettes, pour notre plus grand bonheur.

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Sur la route on s’arrête pour comprendre ce qu’on voit : des graines étalées sur des centaines de mètres directement sur le bitume par des paysans locaux. On comprend que c’est la manière locale de faire sécher le riz, et qu’après on enlève la coquille du riz. Ok.

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CubaHop! C’est l’heure de repartir vers Trinidad, que nous visiterons au coucher de soleil, pleine de charme, colorée, où le temps s’est arrêté. Un bon dîner plus tard, on file se coucher, épuisés.

Fondée en 1514, Trinidad possède un centre historique colonial magnifique, justifiant son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les photos de Cuba que nous avons en tête sont souvent prises ici. Ville très colorée, elle a longtemps vécu de la canne à sucre et de l’esclavage. Aujourd’hui, du tourisme…

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ImageEn partant le lendemain matin, on voudra – encore – acheter des bananes à un vendeur ambulant. C’est Sanders qui part à l’attaque – qui parle peu espagnol. Il attend qu’un autre chercheur de bananes demande le prix. Et là, c’est comique : le vendeur répond 1 CUC la banane. Le potentiel client fait répéter : Oui, 1 CUC la banane. Même en France on n’achète pas des bananes à ce prix-là. Le chercheur de banane s’en va en criant « Tu m’as pris pour un américain ou quoi ? »

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Les plages paradisiaques du Nord : Cayo Coco & Playa Pilar

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Cayo Coco, voilà les mots qui n’arrêtaient pas de sortir de la bouche de Sanders depuis son arrivée à La Havane. Autant dire qu’on ne s’est pas posé de questions, il fallait y aller. Bien plus important que ne pas crever nos pneus. Sauf que… C’est LA destination touristique par excellence, île paradisiaque reliée par un aéroport et une digue de 27 km. Pas de casa particular ou de village, que des hôtels de luxe « All Inclusive » : chambre, repas tout compris, illimité… Bref, un inconnu pas très cracoucasse ni local pour nous 5…

Mais c’est le prix à payer pour visiter Cayo Coco.

En partant de la casa à Trinidad, notre hôte nous conseille d’aller dans une agence de tourisme locale, où les prix seront bien moins élevés qu’en allant directement sur place. On y va, la Sandersette en avant, mais les 4 fers en arrière pour Manu&Nolwenn, craintifs côté prix… Finalement ça n’est pas trop loin de nos dépenses actuelles, alors on décide tous les 5 de signer, régler l’hôtel All Inclusive le moins cher sur la plage et on file, un peu anxieux de ce qu’on aura!!!

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Arrivée sur la digue

En arrivant vers Cayo Coco, la digue nous apparaît impressionnante. Bien sûr c’est l’occasion de se faire cuciser avec un péage à l’entrée et un à la sortie. Les 20min sur la digue, avec la mer de chaque côté nous ravissent, même si on est loin de l’eau cristalline tant attendue…

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Cayo Coco

On arrive à notre hôtel, un énorme village avec des mini-immeubles. Impressionnant. On s’enregistre à l’accueil. Oui, tout est illimité, il y a de la nourriture et des boissons H24 et la plage à 50m… On nous remet un bracelet fluo comme pour rentrer dans une soirée. Spécial ! On dépose tout à la chambre et… Après un bon mojito… On file découvrir Cayo Coco. Magnifique.

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Manu dans la piscine avec son mojito

On passera 4 jours entre plage, snorkeling, volley, plongée et visite de Playa Pilar, réputée pour être l’une des plus belles plages des Caraïbes. On valide.

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Ce fut aussi l’occasion de découvrir un peu ces « All Inclusive » supra touristiques, où les plages sont privées, inaccessibles aux cubains. La nourriture déborde dans les restaurants, ce qui nous a vraiment fait un choc, après 2 semaines à chercher de l’eau, du jambon, des bonnes assiettes,… Tout est gardé pour les touristes (comme les langoustes, réservées aux resto à touristes par exemple). Et les cubains te servant et retournant dans leur petit village à 20min le soir… Une expérience dirons-nous.

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IMG_20150510_112621L’occasion de faire une belle rencontre avec 2 policières québécoises en vacances une semaine sans mari ni enfants. On rira beaucoup avec elles, quelle joie de vivre!

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2 Cayo Coco2

Partie de billard

Ah oui! Cayo Coco, c’est un vol+hôtel all inclusive à prix imbattable pour les canadiens, à 3h de vol, alors autant dire que 75% des clients de l’hôtel étaient canadiens et très peu ont vu le reste de l’île… C’est une clientèle appréciée des cubains car souriante et généreuse (tip pour servir un verre, tip pour servir un plat,…). Les tips font vivre des familles entières derrière le rideau.

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Le retour vers La Havane : entre le Ché et l’épisode mythique du Campismo

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Après avoir fait nos aurevoirs au « All Inclusive » et nos amis québécoises, nous voici à nouveau sur la route vers Santa Clara, ville étape sur notre route du retour, la ville du Ché.

On the road1

Rue inondée : on passe ..?

Sur la route, on aura droit à un énorme orage impressionnant, en 1h, les routes sont inondées, notre Sanders concentré au pas possible commentant les éclairs et la voiture « ah! c’est marrant, la pédale de frein tremble beaucoup » en riant… On l’adore!

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La coupe cubaine des arbres

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On arrive en fin de journée, épuisés, après 5h de route, toujours collés serrés comme des sardines.

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Santa Clara, la ville du Ché

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Attention charette

Santa Clara est réputée pour ses nuits endiablées mais pas que. Historiquement, le Ché a gagné une bataille très importante ici, lors de la révolution en 1959, en prenant possession d’un train blindé. Aujourd’hui il repose ici, avec ses 16 compagnons, son corps ayant été rapatrié de Bolivie où il fut assassiné en 1967.

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SONY DSCEn repartant, on s’arrêtera au Mausolée du Che Guevara, où il repose. Imposant !

Il y a une grande statue du Che avec l’éternelle phrase : « Hasta la victoria siempre »

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Jibacoa, ou l’épisode Campismo

IMG_0744On reprend la route en direction de Jibacoa, une cité balnéaire proche de La Havane où apparemment, il est possible de dormir dans un Campismo, soit une sorte de centre vacances pour les cubains, qui parfois ouvrent leurs portes aux touristes étrangers, pour quelques uns. Manu a appelé la veille au soir et ils avaient des bungalows disponibles, mais seulement quelques problèmes avec leur blanchisserie. A voir… On se rend directement sur place.

En arrivant sur place, Manu descend de la voiture pour voir à l’accueil s’ils peuvent nous accueillir. Il revient penaud 10min plus tard : ils sont complets… On n’y croit pas : 90 bungalows, le campismo est désert.

On fait 2 autres campismos, mais ce sont des campismos nationaux. Fermés aux étrangers. Ils ont beau être sympas quand on arrive, ça fait toujours bizarre de s’entendre dire ça!!

On passe à un hôtel qui accueille les étrangers, 4 étoiles, 100€ la nuit. Pas pour nous. Mince, nous on veut être avec les cubains ! Manu dit : « on tente le tout pour le tout, on rappelle. » Hum hum…

Allez, on a rien a perdre. Cette fois-ci, on met Anaïs P. sur le coup et elle part au charbon tout feu tout flamme à la cabine téléphonique. BANCO ! Elle nous réserve 3 bungalows pour ce soir. Incroyable. On part tous en crise de fou rire nerveux… Hâte de voir la tête de la femme à l’accueil quand elle va nous revoir arrivés…!!!

Le centésimaux vu du haut - par Sanders

Le campismo vu d’en haut – par Sanders

On retourne donc au Campismo, et effectivement, la femme de l’accueil est très mal à l’aise. Pourquoi ? Pas envie d’accueillir des étrangers ? Très certainement. Comme dit Manu : « Un Non cubain n’est jamais définitif« . Véridique !!!!!

Allez, on emménage dans nos bungalows en dur et on file à la plage à l’exception de Sanders qui a repéré un petit mont où la vue sur la mer est sublime. Il part avec son litre d’eau et sa caméra, et nous nos tongues et nos maillots.

La plage est un peu sale, aïe. On marche un peu plus loin en suivant les cubains, pour arriver sur une plage plutôt jolie juste à côté. Un bonheur et du repos.

On passera la nuit sur place, avec les traditionnelles soirées camping. C’est international ça. On regarde les photos avec quelques bières, ça sent la fin !

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SONY DSCLe lendemain, on repart, en s’arrêtant une dernière fois sur une plage juste à côté toute aussi belle. Dernière occasion de se baigner… dans cette eau si belle ! Et si peu préservée…

Une dernière pizza tous ensemble – punaise, ce qu’on en a mangé – une dernière discussion foot avec le pizzayolo et voilà, on est à nouveau à La Havane. On rend la voiture. Ils ne vérifient que les pneus et la roue de secours. Un dernier mojito et on lâche le Sanders et la Sandersette dans leur taxi. Le coeur un peu serré.

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Le lendemain, on se baladera dans La Havane avec Anais B. alias Boubou, et on visitera le musée de la Révolution. Intéressant. Surtout qu’il s’arrête aux années 80 et la chute de l’URSS. Cela conforte un peu notre idée, la vie s’est arrêté en 1990 ici… Beaucoup à faire. Et ne pas gâcher.

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On quitte Boubou le lendemain. On aura un petit problème avec Cubana Airlines, où on nous descend de l’avion au dernier moment pour problème technique et nous faisant remonter dedans plus de 2h plus tard. le même. Vraiment pas rassurés…

Heureux de revenir à Bogota, ville que nous apprécions beaucoup. Mais ça, c’est une autre histoire…

 

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Quelques mots des copains…

De la musique, des chevrolets, des pontiacs, des mustangs de toutes les couleurs, des façades coloniales aux teintes délavées, des cubains fumants des barreaux de chaises en bas de leurs maisons…. Voilà l’image d’Epinal que j’avais de la Havane!
En faisant notre 1ère balade, je constate que la promesse est tenue.
SONY DSCVous aurez probablement lu aussi dans l’article de nos globe-trotteurs que nous avons été très surpris par la ségrégation entre les touristes et les cubains, les rapports biaisés dus au potentiel CUC que nous représentions. Il faut dire que c’est la première fois aussi personnellement que je voyageais dans un pays sous dictature. On sent que ce pays a été flamboyant mais que s’est il donc passé? On profite donc des trajets pour en lire plus sur l’histoire du pays, sur les grandes figures cubaines. Nos hispanophones profitent de chaque rencontre pour en apprendre un peu plus sur la vie quotitidienne. Décidément, Cuba ne laisse pas indifférent, l’île est magnifique et l’histoire passionnante, elle est l’exemple même que le manichéisme n’existe pas, et les cubains vous le disent à travers une multitude de couleurs et nuances. Sortir des sentiers battus est difficile mais gagnant lorsqu’on y arrive.  Il y a un avant Cuba et un après Cuba.
J’ai adoré ce voyage qui n’aurait pas été le même sans ma famille CraCUCass! Je vous aime!
Hasta la victoria siempre!
Je reviendrai
              Anais B.

 

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Cuba, l’île insaisissable.

 

Cuba est belle et rebelle.

Elle est préservée et fânée.

Elle est nationale et convertible.

Elle est forte et fragile.

Elle est puro et sale.

Elle est idéaliste et dans certains cas-tro réaliste.

Qui  peut se targer de la connaître vraiment ? Qui arrive à la juger avec certitude ?

 

SONY DSCNe pas se fier aux impressions. Essayer d’établir le contact. Voir à travers. Plisser les yeux. Le soleil brûle d’amour Ché toi et tout est fait pour nous dissuader de sortir de la route balisée. Chercher la copie originale. Mais le crakucas fouille, le crakucas aime observer depuis là haut. Il négociera hasta la victoria siempre. Il gagne le campismo à la réglo. Il cherche le bon cocktail, le bon café et trébuche souvent. Il renonce et finalement fait des belles rencontres pas Jineteras pour un peso. Il prend les chemins de traverse sans perdre de vue ses pneus. – ne jamais perdre ses pneus !

Vegas, Australia : nous ferons ton tour du monde s’il le faut, à pied à Cheval, en voiture ou en bateau à voile, bien que plutôt à vélo ou charrette.

Frôler la panne sèche, la noyade de moteur dans une inondation. A chaque trou béant d’autopista, le crakucas contourne, patiemment. La pizza del pueblo il ingurgite, coûte cuc coûte. Même les camps de riches à Cayo Coco ne le trompent pas.  Zero pis une barre. Keutchi. La patria n’est pas là.

 

Les poissons multicolores de tes eaux transparentes, le ron de sept ans d’âge, tes rythmes enveloppants, sont autant de distractions qui nous tiennent éloignés de la réponse. Le temps joue contre nous. Joue-t-il en ta faveur ? Qui es-tu Cuba ? Où vas-tu ?

 

Tu m’as séduite parce que tu es simple et fière, parce que tu es un cœur révolté, parce que tu es insaisissable.

Tu nous l’as appris, un non n’est jamais définitif. La preuve par Obama.

Reste Fidel à toi même,  fuis les cages dorées, reste Tocororo.

 

Un gros peso, heu beso.

Crac, crac, cracukas.

 

Sanders a fait l’école buissonnière, mais si on reçoit quelque chose, on le mettra a posteriori…

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Voilà, Cuba, c’était ça notre expérience. Pas facile de l’écrire. De savoir quoi et comment le dire. On ne raconte pas tout. L’article est dense. On le sait. Mais ce fut unique. 

On va tenter un film, mais on verra si on y arrive ! Tellement de photos et vidéos et si peu de temps…

 

5 commentaires

  1. JJ   •  

    Frustrée, je n’ai pas le temps de tout lire avant d’aller au boulot! mais d’ un autre côté il m’en restera ce soir! Bises

  2. Adrien   •  

    Que d’aventures!
    On apprend toujours plein de choses de la vie locale.
    Très intéressant! et très joli!
    Continuez à profiter ainsi!
    Bisous.

  3. JJ   •  

    ouah!!!
    Quelle île, quelle histoire à découvrir entre amis.
    Vraiment particulier, j’espère qu’il sauront profiter de cette ouverture nouvelle à venir, et sauront se préserver.
    MERCI!!!!!

  4. Nico   •  

    Whaouhhh…Quel long article, près d’un quart d’heure pour le lire. J’ai plus aimé celui-là que le précédent, normal en même temps. En tout cas, vous avez l’air de vous être bien éclatés, comme d’hab, en même temps! C’est cool de retrouver des potes sur la route, en voyage!
    Bonne suite

  5. fanny   •  

    Je n’ai qu’un mot à dire : merci !

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