La fin du roadtrip en moto dans le sud du Vietnam !

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Le Vietnam, suite et fin… Après l’épisode mémorable du « clou », on repart la boule au ventre, entre mer et montagne, vers Hô-Chi-Minh-Ville, capitale économique du pays et ultime étape de notre roadtrip… Déjà 1400km parcourus, encore 1000km à avaler…

 

 

Dans les épisodes précédents

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En bleu – le dernier épisode

Arrivés à Hanoi, nous avons acheté une moto, nommée Mafalda et avons décidé de parcourir le pays du nord au sud en 2 roues. Quelques péripéties avec notre porte-bagage nous ont familiarisé avec les « X-men » surnom donné aux garagistes motos. Les paysages sont superbes. La culture et la cuisine aussi. Un clou, un pneu crevé et tout bascule, on vivra l’une des journées les plus intenses du voyage, qui restera dans nos mémoires ! « Pour le meilleur et pour le pire ». On reprend donc la route…

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Kham Duc, 15h. On enfourche Mafalda, et son pneu tout neuf, une grosse boule au ventre. C’est parti ! On parcourt les 1ers kilomètres sans mots, écoutant chaque petit bruit de la moto. Nous voilà parano…

Paysage sur la route

Paysage sur la route

Et là, BAM ! Un gros dos d’âne au détour d’un virage. Manu gère le saut, Nolwenn s’envole, bouche ouverte et paf, on passe l’obstacle. Tout va bien ? Oui ! Et autant dire que là, on peut avoir confiance dans le porte-bagage, IL EST SOLIDE !

Mais… C’est quoi ce bruit ? On s’arrête. C’est le garde-boue arrière en plastique (oui, nous on a un bout en plastique (l’initial) et un bout en ferraille (le nouveau)). Il est fendu et touche la roue. Manu perd un peu patience, Nolwenn trouve un fil de fer qui traîne, paf, Manu rafistole, ça ne touche plus. On repart !

 

Ah, les joies des motos vietnamiennes…

 

On repasse devant chez Thant – notre X-men au cœur grand comme ça – il est là, on se fait des grands sourires. On se dit au revoir.

 

Après 1 petite heure de route, tout fonctionne, Mafalda roule bien, pas de fuite, pas de bruit suspect. On commence à se détendre et retourner les sourires des vietnamiens au bord de la route.

AH1, la meilleure amie de Mafalda

AH1, la meilleure amie de Mafalda

On s’arrête sur la route, après 3h30 sans encombre, on vient de retrouver notre chère AH1, le long de la côte. La ville de Tam Ky sera notre étape pour la nuit, rien à voir en particulier, mais un hôtel très confortable (avec un ascenseur, pour nous, c’est le rêve), et des gens adorables, qui nous serviront une bière et un repas excellents, à prix locaux. On retrouve le sourire.

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Le lendemain, on roulera toute la journée, pour se rapprocher au maximum de Nha Trang, notre prochaine étape touristique. Un record : près de 300km en une journée, soit… 7h de route ! (sans les pauses). Départ 8h30, arrivée 16h30. Mafalda a regagné notre confiance.

 

 

Une journée de route à moto, comment ça se passe ?

 

6h30 : le réveil sonne

7h : on se lève

8h : on fixe les backpacks à la moto (avec les bâches pour la poussière et la pluie)

8h30 : on démarre

9h30 : pause café. On commande 2 cafés vietnamiens, bien noirs et chauds (ici, on le boit peu, et surtout glacé). Papi ne décolle pas le regard de Manu. C’est sa barbe qui l’hypnotise. Il viendra la caresser 2 fois, en s’enfuyant sous les jurons de Mami.

10h45 : pause jus. On commande 2 jus de canne (ici, le jus de canne à sucre est très répandu, c’est très frais, bon et sucré). On adore. On discute (un grand mot, disons qu’on mime et qu’on rit) avec 2 femmes qui sont très étonnées que Nolwenn soit plus âgée que Manu. Nolwenn fait un signe de force, montrant les muscles de son bras, provocant un fou rire général.

12h30 : pause déjeuner à un croisement poussiéreux. On regarde défiler les camions. Assiette de riz avec du poulet et du bœuf. On n’a pas demandé les prix avant de s’asseoir. Erreur. On aura droit aux prix touristes (2 fois plus cher – 4$). On fait comprendre – en souriant – qu’on n’est pas dupe. On nous donne des serviettes humidifiées pour faire passer la pilule.

Chargement vietnamien

Chargement vietnamien

13h30 : on commence à avoir vraiment mal aux fesses. On crame au soleil.

14h : pause coca – énergie drink.

14h45 : on s’arrête à côté de Qui Nhon, une ville avec de belles plages, les couleurs sont superbes. Les plages ne sont pas exploitées. Ici, on fuit le soleil (et le bronzage).

15h30 : on arrive à Qui Nhon. On continue ? Allez, soyons fou. La route est sinueuse, la vue très belle. On aime. Surtout quand Mafalda monte la côte.

16h30 : on s’arrête sur la route, au bord de l’eau, dans un petit hôtel à prix imbattable.

17h : on prend 2 bières fraîches face à la mer, les fesses endolories, grand sourire, épuisés.

Vue de l'hôtel

Vue de l’hôtel

17h30 : on va faire la vidange, sous les regards amusés des locaux qui se demandent si on s’est perdus.

18h00 : on file au bord de l’eau, les locaux profitent de la fin de journée en famille, les enfants se baignent. On hésite, mais il n’y a pas de fond et c’est vaseux. Non.

19h : on dîne une soupe excellente dans un buibui.

20h : au lit, on est crevés et quel plaisir de s’allonger pour les fessiers.

Bien arrivés, toujours tous les 3.

Bien arrivés, toujours tous les 3.

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Les autels

6. OffrandesDans chaque maison, il y a un petit autel, avec de l’encens, des offrandes et des petites lumières. C’est un autel où sont vénérés les ancêtres. Au Vietnam, les âmes des ancêtres reviennent en visite et protègent la descendance. L’autel est ainsi placé dans la pièce centrale, à l’endroit le plus respectable. Pas de différence entre le monde des vivants et des morts ici. C’est pourquoi on fait des offrandes matérielles (nourriture, argent). Ainsi, c’est ici que sont prises les décisions importantes de la famille.

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SONY DSCLe lendemain, on reprend la route vers Nha Trang, il ne nous reste « que » 180km, qu’on avalera en 4h. Il fait beau, Mafalda marche très bien, et la route est vraiment belle par moments (avec des virages et de belles vues pour Manu, il jubile).

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Sur la route

Sur la route

Communisme, quand tu nous tiens...

Communisme, quand tu nous tiens…

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On s’arrête prendre une photo au village de Dai Lan, village de pêcheurs avec une belle plage.

Quelles couleurs !

Quelles couleurs !

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13. Tour ChamEn arrivant vers Nha Trang, on s’arrête visiter les tours Cham de Po Nagar. Les Cham sont un peuple ayant vécu dans la moitié sud du Vietnam. Ils se sont rendus indépendants des chinois et ont été battus par les khmers.

Les tours datent du VIIIème siècle. Elles forment un temple, dédiée à la déesse Yan Po Nagar.

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On arrive à Nha Trang, quelle affluence ! C’est (très) touristique ici, entre les russes et les bus de chinois, ça nous fait tout drôle après ces derniers jours un peu « seuls » touristiquement parlant (!!!).

SONY DSCOn pose les backpacks et on passe l’après-midi à la plage. Qu’elle est belle ! Longue de plus de 7km, elle forme une jolie baie. On se baigne, dans cette mer bien chaude, entre touristes et locaux en fin d’après-midi. (les vietnamiens viennent se baigner (presque) tout habillés en famille ou entre amis).

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14. Russe chinoisOn s’étonne des hôtels sur au moins 20 étages qui poussent comme des champignons et des magasins où les enseignes sont écrites en cyrillique. Les russes sont très présents ici. Impressionnant. Rien à voir avec la belle plage relativement calme que Nolwenn se souvient avoir visitée 8 ans plus tôt…

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Le lendemain, on reprend la route vers Dalat, en s’enfonçant donc dans les terres et… en passant un col à plus de 1500m ! C’est l’épreuve de feu pour Mafalda. La revanche ! Fini la belle route bien plate, on va se perdre dans les routes sinueuses et montagnardes.

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LA REVANCHE !

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SONY DSC9h : on décolle pour 135km de route. Les 1ers kms sont assez plats, la route est belle, peu de monde. On monte, 500m de dénivelé déjà, Mafalda chauffe un peu, mais elle tient bon. On se fait une pause au bord de la rivière, on savoure.

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L’épisode du frein

Les freins avant montrent signe de faiblesse. On s’arrête donc voir un Xmen pour resserrer tout ça. C’est un vrai buibui. Le papi nous remet du liquide, il en fout partout, il pompe, il pompe… Moui… Et là, c’est le drame, il fait tomber la moto ! Nolwenn court pour la redresser et vérifier que rien n’est cassé. Manu est tellement énervé qu’il se tait (méthode locale).

Pitié !

Le porte-bagage, solide comme un roc, a protégé la moto. Ouf. Mais à l’avant, Manu ramasse… la manette de frein. Super. Elle a été coupée en 2. Pratique pour freiner. On montre la manette au papi et son fils, qui nous regardent gênés et rient. C’est (vraiment) énervant. On garde notre calme. On demande à trouver une solution.

Le papi n’a rien dans son petit hangar, il ne pourra rien faire, et nous ignore. La méthode viet. Bon, on se tait. Ici, c’est comme ça. Manu pense pouvoir gérer comme ça, on réparera plus tard. On gère comme on peu le trop-plein de liquide qui goûte partout.

On repart.

 

 

On devra faire une pause à plus de 1000m, car on sent que Mafalda galère. On serre un peu les fesses (ah, celles-là, elles vivent avec la moto !)… On reprend la route, il commence à faire bien frais. Le paysage est superbe. La route est en assez bon état.

 

On (essaie) de faire les malins

On (essaie) de faire les malins

1500m, c’est le col, et… la grosse averse bien froide ! On grelotte, continuant de rouler, en espérant que Mafalda tienne le choc. On s’arrête, ne sentant plus nos doigts, prendre une bonne soupe – toujours délicieuse – en observant Mafalda, qui elle, brûle ! Allez, ça va le faire.

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Eureka, on redescend, vers Dalat. On arrive en ville ! Super ! A l’hôtel, on nous dit « désolé, on a bien votre réservation, mais l’hôtel est complet. Au revoir ». Quoi ? Mais on est trempés et on a froid. On rêve d’une douche chaude et de vêtements secs. Allez, on ne se laisse pas abattre, on file chercher un hôtel. Manu dépose sa dulcinée qui fait la tournée des hôtels, essuyant des refus.

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Du monde ? Ah ah !

Une petite ville tranquille ? Ah ah !

Oui, nous sommes samedi soir, et on vient de comprendre que Dalat, c’est THE PLACE TO BE pour les vietnamiens le week-end.

Rien à voir avec la petite ville tranquille dans les montagnes. A moins de 200km d’Hô-Chi-Minh-Ville, c’est un lieu où passer le week-end ou les vacances, au frais, et si possible avec un bon hôtel, restaurant, karaoké et du bruit. Mais quel bordel !!! OK.

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19. ChambreOn prend notre guide et on appelle 1 hôtel, ils ont de la place. On y passera la nuit. La pire du voyage : nous voilà sous les toits, dans une chambre poussiéreuse, avec un matelas qui a connu la guerre, une salle de bain partagée de propreté moyenne, et un bon bar avec la musique à fond jusqu’à minuit. On en rira. Et puis… c’est pas cher !

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On se promène dans la ville, bien fatigués. On roule beaucoup ces derniers jours, rattrapant le retard accumulé avec l’épisode du clou…

 

Dalat, c’est une ville de 200 000 habitants, perchée à plus de 1500m d’altitude. Ancienne station climatique de l’Indochine française, elle est réputée romantique ici (!!), entourée de beaux paysages, qui plaisent aux vietnamiens.

 

Quelle atmosphère ! C’est vivant, ça, pas de doute !

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On se balade le long du lac, au milieu des petites échoppes à roulette et des vietnamiens assis en famille sur leurs mini-chaises. 100% viet.

Nous voilà étonnés de rencontrer 2 bâtiments modernes, à peine ouverts. Quel développement ! C’est réussi.

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20. Lac Dalat

x22. Nv bâtiment

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Miam Miam

Miam Miam

On goûte une galette locale, encore une fois, un régal. La cuisine vietnamienne est sur le podium !!!! C’est fin, bon, étonnant, diversifié. On adore. Tout.

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24. Vin de Da LatLe soir, on se fait un petit plaisir à petit prix : on s’installe dans un restaurant bien confortable, pour déguster un repas délicieux, accompagné du vin de Da Lat. Bon, lui, en revanche, ça n’est pas le meilleur, mais au moins, on l’aura goûté !

A l’hôtel, on aura droit à de la bonne techno jusqu’à minuit tout pile, heure où tout doit fermer (officiellement). Un bonheur pour nos oreilles. On en profite pour poster une annonce en ligne : Mafalda est en vente !

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Le lendemain, on reprend la route vers Mùi Né, sur la côte. Ca ne nous rallonge pas (beaucoup) pour aller à Hô-Chi-Minh-Ville, et l’objectif est de se prendre 1 jour de repos au bord de l’eau.

 

On reprend donc la route vers 10h, au milieu de la poussière, des bus et des 2 roues sur une route qui alterne belle asphalte et gros gravillons bien poussiéreux. On se demande comment les vietnamiens gèrent la réalisation de leurs routes : 300m d’asphalte, 30m de gravillons avec nids de poule, 300m d’asphalte, 30m de gravillons, etc… On saute dans tous les sens. Horreur ! On peste. Mais on a un beau pneu neuf arrière. Avec nos offrandes, on n’a pas peur. 1h plus tard, on en sort, s’accordant une pause dans un hamac sur la route (on prend goût).

Recto

Recto

Verso

Verso

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La route préférée de Manu

La route préférée de Manu

Finalement, on retrouve une très belle route pendant 1 petite heure, sinueuse, avec de très beaux paysages, qui rend Manu hystérique. Il se lâche, en hurlant. On peut dire que Manu aime la moto.

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Du sable !

Du sable !

On quitte le paysage vert des montagnes pour arriver à la mer et son aridité. Le vert se transforme en orange, bien plat.

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SONY DSCLes routes ne sont pas « que » belles, elles sont aussi souvent infestées de poubelles… Le système de traitement des déchets n’est pas encore au top…

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Ca y est, voilà la mer, et le sable ! On approche.

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Un peu mieux que la veille !!

Un peu mieux que la veille !!

On arrive à Mùi Né, petit village de 25 000 habitants, ça nous change. On trouve notre petit hôtel, bien sympa, avec piscine, et une chambre bien agréable. Ca change de la cabane sous les toits ! On savoure, en se baignant, EUREKA. Demain pas de route, OUF ! Ca fait déjà 1 semaine qu’on enchaîne là. On a rattrapé le retard, avec les fesses plates.

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Le lendemain, et bien… on se repose ! On va se baigner, la plage n’est malheureusement pas aussi belle que celle de Nha Trang, mais c’est calme. Les resorts s’enchaînent au bord de l’eau, bloquant l’accès à la mer (il faut trouver un petit chemin bordé de poubelles et de rats pour y accéder)… On essaie de trouver un endroit à l’ombre où déjeuner, mais c’est souvent resort, ou hors de prix (et pas très agréable). OK, on retourne en ville. Dommage que le littoral soit développé de cette manière. La baie est vraiment jolie, mais là, du coup, c’est moche. Clairement.

SONY DSCUne petite sieste plus tard, on file vers les dunes de Mùi Né. Sur le chemin, on voit un homme qui bosse sur un chantier, en soudant. Ah ! Parfait. On s’arrête, on lui montre notre garde-boue arrière qui se dessoude un peu, il nous ressoude ça en 2min, et on repart. A la vietnamienne.

Les dunes n’ont rien d’exceptionnel. Assez sale en plus… Dommage ! Les bus de chinois louent les planches que les enfants offrent pour surfer sur le sable et descendent les dunes. C’est marrant à voir.

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Mais on ne reste pas longtemps, filant prendre un verre au bord de l’eau. C’est pas gagné, tout est bétonné !!! On trouve finalement un restaurant, qui a un accès à la mer. Ah… Tout ça pour ça ? La plage est en fait TRES sale. On se demande si finalement, on ne mangerait pas ailleurs… On s’arrête dans un grand hall spécial fruits de mer. C’est plein de locaux. Ca doit être bon. On commande 2 poissons, succulents…

 

Le lendemain, c’est notre dernier jour de roadtrip. Ca nous fait un peu quelque chose. On a repris confiance en Mafalda qui n’a plus montré de signe de faiblesse, et on a même pu faire des journées sans arrêt Xmen. Yahla ! On part donc vers Hô-Chi-Minh-Ville, un peu nostalgiques (sauf nos fesses, qui elles, rêvent de la vente de Mafalda).

 

Dernier arrêt

Dernier arrêt

On roule bien, profitant de nos dernières pauses hamac / poussière…

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Et là, on arrive à Hô-Chi-Minh-Ville, et là… et bien… c’est un niveau bien supérieur à Hanoi : la circulation est beaucoup plus dense en camions, la poussière plus présente. Et le nombre de 2 roues… C’est juste démentiel.

33. Arrivée HCM

On n’en revient pas, le visage tout poussiéreux. Plus on s’approche du centre, moins il y a de camions, plus il y a de 2 roues, jusqu’à atteindre le summum sur un pont dans un embouteillage, où là, nous voilà collés serrés au milieu des camions et des 2 roues, comme jamais on a été, on touche, on avance par centimètres, Manu perd 5kg à tenter de bouger notre grosse moto dans cette jungle…

Arrivés au centre-ville, à quelques centaines de mètres de l’hôtel, on se retrouve dans un nuage de 2 roues à un feu rouge. C’est hallucinant. OK, conduire en 2 roues ici, c’est un peu plus sport ! Même si les vietnamiens ne conduisent pas vite, et font attention, ça fait du monde !!!

 


Bref, en milieu d’après-midi, on s’embrasse : le roadtrip c’est fini, nous voilà devant notre hôtel. Accueillis en anglais, la classe. On défait pour la dernière fois nos backpacks et on escalade les 6 étages (on est toujours au dernier étage, c’est tellement pratique) et on savoure. Ca y est, on les a fait, nos 2500km entre Hanoi et Hô-Chi-Minh-Ville, quelle aventure ! On a le sourire jusque là.


 

Les nouveaux propriétaires

Les nouveaux propriétaires

Entre temps, un polonais nous a contacté pour la moto. Il veut la voir ce soir. OK. 18h, voilà notre couple de polonais qui arrivent. Un essai et quelques négociations plus tard, on donne les clés, ils partent avec. Mafalda est vendue. On n’en revient pas, c’est allé si vite !!!

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Rue touristique

Rue touristique

On va fêter autour d’un bon cocktail, on savoure ! On appréhendait la vente, en se disant que c’était une moto particulière, et que si nous n’avions pas de touche avec des étrangers, les garages nous la reprendraient à prix peu intéressant… Ouf ! Soulagés.

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La moto au Vietnam en chiffres

 

1 moto

2500 km parcourus en 3 semaines

64h sur la moto

17 arrêts Xmen

5 vidanges

1 pneu

20 soudures

Achetée en 2 jours à Hanoi pour 480$, revendue en 1h à Hô-Chi-Minh-Ville pour 400$.

 

 

Hô-Chi-Minh-Ville

On prendra 2 jours à Hô-Chi-Minh-Ville pour visiter et se renseigner un peu sur le Cambodge, notre prochaine étape !

 

On se balade une heure dans les rues d’Hô-Chi-Minh-Ville, en passant par l’hôtel de ville, au bout d’une avenue immense, avec une statue d’Hô Chi Minh au beau milieu. Les bâtiments coloniaux s’alternent avec des tours en verre. Hô-Chi-Minh-Ville est vivante, dynamique, et ça se sent !

Hôtel de Ville avec statue d'Hô Chi Minh

Hôtel de Ville avec statue d’Hô Chi Minh

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Centre commercial

Centre commercial

Hô-Chi-Minh-Ville, c’est près de 8 millions d’habitants. Jusqu’en 1975, elle était appelée Saigon (ici tout le monde continue de l’appeler comme ça). Ancienne capitale d’Indochine, puis siège de commandement américain pendant la guerre du Vietnam, elle fut prise par les communistes en 1975. Aujourd’hui, elle connaît un développement important. C’est le cœur économique du pays, attirant investissements nationaux et étrangers.

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On arrive à l’ambassade du Cambodge, où nous faisons notre demande de visa. Ce qui est bien avec les ambassades, c’est l’accueil, le sourire, le côté chaleureux !!! Pas un mot, on nous tend la calculatrice « 60 ». OK, on paie 60$ puis on nous donne un papier : « revenez à 16h ». Merci.

 

Dans les rues d'Hô-Chi-Minh-Ville

Dans les rues d’Hô-Chi-Minh-Ville

On se ressource dans un café, la chaleur est bien torride ici, moins qu’à Hanoi, mais tout de même ! On doit attendre 14h l’ouverture du Palais de la Réunification que nous souhaitons visiter. Que fait-on : il est 11h…

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Pagode de la tortue

Pagode de la tortue

On décide d’aller visiter la Pagode de l’Empereur de Jade, ou Pagode de la tortue, car… il y a un bassin avec des tortues. Facile. Pagode taoïste et bouddhiste, elle a été construite par les chinois en 1909. C’est un havre de paix dans ce fouillis urbain bruyant.

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Un déjeuner dans la cantine du coin, entourés de travailleurs, on file pour l’ouverture du Palais de la Réunification. D’ailleurs, on a beaucoup aimé au Vietnam le « mélange » : dans une rue un peu chic, on peut trouver des restaurants de bon standing et des buibui dans la rue sur mini-chaises. C’est très appréciable. De même, dans les coins touristiques, il y a de tout : occidentaux, chinois et vietnamiens.

 

Le Palais de la Réunification, tout un symbole pour le pays. Palais du roi du Cambodge, puis résidence des colons français, il fut la résidence officielle des présidents du Sud Vietnam, durant la guerre du Vietnam. Le 30 avril 1975, les communistes enfoncent le portail et s’emparent du palais, marquant leur victoire et la fin de la guerre.

30 avril 1975

30 avril 1975

22 juillet 2016

20 juillet 2016

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Aujourd’hui, il a été converti en site historique. Conservé tel qu’en 1975, il est possible de le visiter. Ce que nous avons fait, nous plongeant dans l’atmosphère de l’époque. Etrange sensation.

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La salle des Banquets

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Dans le bunker, au sous-sol

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SONY DSCAprès une pause intellectuelle (un café donc), on se dirige vers le musée des vestiges de la guerre (pour ne pas dire des horreurs de la guerre). C’est le moment difficile de la journée. Musée le plus visiter du pays, il se rapporte essentiellement à la guerre du Vietnam (1955-1975), étalant les horreurs commises par les américains.

Et là, c’est le drame.

On commence par des chars, avions et hélicoptères, histoire de se mettre dans l’ambiance « guerre ».

SONY DSCLes journalistes avaient carte blanche durant la guerre, permettant une forte communication, transparente, et entraînant l’impopularité de la guerre du Vietnam partout dans le monde (un étage entier du musée relate toutes les campagnes et manifestations mondiales) et nous laissant aujourd’hui des preuves « brutes » de la mocheté de cette guerre.

 

SONY DSCL’une des photos célèbres est celle d’une petite fille courant nue au milieu des soldats américains après un bombardement.

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Et les armes chimiques… Vous connaissez l’Agent Orange ? C’est un produit connu pour être l’un des plus dangereux. Les américains ont bombardé le pays d’environ 80 millions de litres d’agent orange et de napalm, provocant des cancers, malformations (héréditaires) très importantes. Au-delà de la destruction de toute forme de vie sur la zone bombardée.

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Entre 2 et 4 millions de vietnamiens ont été affectés. Un étage entier du musée lui est consacré. C’est à vomir. L’ambiance est lourde, on lit quelques informations et on regarde toutes les photos des adultes et enfants déformés. C’est l’horreur. On évitera les détails mais on poste une photo, des plus « soft », ci-contre.

Aujourd’hui encore, des enfants naissent avec des malformations graves, qu’on a du mal à regarder sans sentir les larmes monter.

 

On arrête là, c’est un peu beaucoup.

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On marche vers l’ambassade du Cambodge, 2min et nous voilà avec nos passeports décorés d’un nouveau visa. On s’arrête dans une petite boulangerie pour discuter de ces visites. Il faut faire redescendre la pression.

 

47. 2 rouesEn rentrant, on passe 30min à un carrefour, captivés par la circulation urbaine. Mais c’est fou, tous ces 2 roues !!! Il y aurait en moyenne un 2roues par habitants, incluant enfants & co… Ca donne le vertige.

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48. AverseLe lendemain, on se repose, on prend le temps de prendre le temps. Ah ! On réfléchit au programme du Cambodge. On réserve nos billets de bus pour le lendemain matin. Et on observe la pluie tomber à flot. Oui, nous sommes en saison des pluies et ici, la pluie, c’est pas de la nioniotte.

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Dernier dîner...

Dernier dîner…

Un dernier dîner, nous voilà à la fin de nos 4 semaines au Vietnam. Une aventure en moto. Une belle manière de visiter le pays, nous permettant de contourner quelques aspects négatifs du tourisme, et d’aller à la rencontre des vietnamiens, à notre rythme.

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Le Vietnam est un pays encore bien mystérieux pour nous. La culture y est très différente, un vrai grand changement depuis ces longs mois de voyage. Et une histoire encore bien présente. Qui explique certainement l’apparence parfois dure des vietnamiens. Nous y étions encore – nous français – il n’y a pas si longtemps, et nous n’y avons pas fait que de belles choses… Mais c’est aussi un peuple accueillant, curieux, et qui, passé le premier contact froid, peut s’avérer d’une chaleur à toute épreuve.

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Article écrit à Siem Reap, les temples d’Angkor plein les yeux…

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12 commentaires

  1. Fanny   •  

    Youhou !
    bravo pour la traversée, chapeau bas encore une fois.
    il faut un peu de folie quand même hein , :)

    jolis paysages !
    en tout cas ce pays a l’air à la fois fou, magnifique, accueillant, bordélique et compliqué.
    et comme d’hab c’est les civils qui ont trinqué hein…

    bons temples angkor et angkor,
    bises et profitez bien !

    à vite

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Quelle aventure… Le Vietnam, en moto, ce fut doublement intense ! Ca restera dans les annales… On vous raconte bientôt la suite, au Cambodge :)

  2. Delphine   •  

    Encore mieux que Les Coeurs Brulés ou Terre Indigo! Merci pour cette saga de l’été! Finalement les transports en commun, c’est pas si mal que ca…au moins ca fait pas mal aux fesses 😉
    Amusez vous bien au Cambodge!
    Delphine

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Rires – ah! nos fesses !
      Après 2 semaines au Cambodge en bus / scooter, et bien… on se dit qu’au final, c’était pas mal Mafalda !!! Bientôt en images 😉

  3. Eric   •  

    Bravo. Super récit.

  4. schmit   •  

    coucou à vous deux,
    une sacrée ballade en moto, beaucoup de kilomètres à traverser des paysages différents avec des conditions météo changeantes. Bonne continuation

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Merciiiiii ! Le Cambodge, ce fut pas mal non plus… Et en direct de la Thaïlande, on ne se plaint pas :)

  5. Boris   •  

    Salut les bretons, j’espère que le camboge vous plaît que vous y avez un peu moins de galères :)
    Je viens de finir ce troisième article sur le vietnam et attend le suivant avec impatience.
    J’ai raté un paquet d’endroit et de vos récits donc je me lance pour rattraper mon retard.
    En tout cas merci pour l’effort accomplit car je prend sur votre expérience pour mon road trip futur en Asie (si je ne change pas d’avis d’ici l’été prochain). Amusez vous bien ! Bise

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Salut Boris !
      Comment tu vas ?? Merci pour ton message ! C’est dommage qu’on n’ait pas réussi à se croiser en Australie !

      Oui, le roadtrip en moto en Asie c’est vraiment sympa ! Mais il faut s’accorcher un peu ! C’est quoi ton idée ? Tiens nous au courant !!

      La bise !

  6. Nico   •  

    Oh, c’est la fin de Mafalda, bravo pour la vente et vive le Cambodge!!!!

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Oui, entre arrachement et soulagement ! Elle nous aura mené au bout de la route !!

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