En moto, à l’aventure dans le Rajasthan !

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Quand on pense à l’Inde, on se voit parfois devant le palais d’un Maharadja, sous un soleil flamboyant, des hommes aux turbans et des femmes aux saris colorés. Bienvenue au Rajasthan ! Région la plus touristique de l’Inde, nous avons décidé de la visiter en moto pour 2 semaines. Non, on n’en a pas eu assez au Vietnam ! La moto, c’est la liberté, moins d’arnaques, et c’est surtout aller à la rencontre des indiens. Pari gagné : on a adoré. Voici donc une toute autre image de l’Inde.

 

 


On débarque fraîchement à la gare de Delhi, capitale de l’Inde, agglomération de 26 millions d’habitants et … ville la plus polluée au monde du moment. Super ! Pas de panique, on ne reste que 1 ou 2 jours, le temps de trouver une moto et repartir dans le Rajasthan.

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Notre parcours dans le Rajasthan en vert.  (en orange nos 2 1ères semaines en Inde)

Notre parcours dans le Rajasthan en vert.
(en orange nos 2 1ères semaines en Inde)

Le Rajasthan, ou « pays des rois » est l’Etat le plus grand en Inde. Formé du désert de Thar et de la vallée fertile de la Chambal, avec différents peuples tels que les fameux rajputs, le Rajasthan, c’est le pays des Mille et Une Nuit avec tous ses forts.

Bref, un régal pour les yeux.x

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On dépose nos sacs à l’hôtel tout près de la gare, et on file rejoindre Diego, un ami qui vit à Delhi depuis 2 ans, qu’on retrouve avec plaisir autour d’un bon plat de VIANDE. Ah ! Peu de temps pour discuter, lui travaille et nous on doit filer chercher une moto. On lui laisse la ½ de nos affaires et on se donne RDV dans 2 semaines.

 

1-royal-enfieldManu avait repéré le quartier dédié aux loueurs de moto. Prix et motos similaires : des ROYAL ENFIELDS. LA moto indienne, au style bien sympa. OK, ça se joue à quelques roupies près et au feeling : on a plus confiance dans une famille sikh (ah ah ah, comme on est mignon). Adjugé pour une Enfield Bullet Electra 350cc. On signe et on se donne RDV demain matin « tôt » – c’est-à-dire 10h30 chez les indiens – pour récupérer la moto.

 

11h30 le lendemain, dernier essai, photos et changement de pneus (bonne leçon du Vietnam).

VROUMMMMMMMM

Quel beau bruit…

C’est parti !

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Autoroute à la sortie de Delhi

Autoroute à la sortie de Delhi

La circulation est dense évidemment, puisque nous sommes dans l’une des agglomérations les plus peuplées de la planète, mais ça circule plutôt bien et on trouve ça beaucoup moins intense qu’Ho Chi Minh ou Hanoi au Vietnam. Ouf ! En plus, la route est en excellent état.

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Beau soleil à Delhi

Beau soleil à Delhi

Mais quel smog ! On comprend pleinement ce que pollution signifie : l’impression d’être dans un brouillard épais, où l’on aperçoit difficilement les buildings à 100m, alors que la météo indique « gros soleil, pas un nuage »… Horreur.

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On quitte l’autoroute 2h plus tard en passant par de petites routes de campagnes. On aime la liberté de la moto et le changement d’ambiance… Mais quel mal de fesse (pour Nolwenn) et de dos (pour Manu) !!!

Sur la route

Sur la route

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Notre destination, Alwar, n’est pas touristique, pas facile de s’y retrouver et d’y trouver un hôtel ! Mais on en trouve un qui fait aussi BAR. En Inde, ça ne court pas les rues. OK, un petit patio extérieur bien sympa, une bière, et nous voilà heureux. L’Inde n’est que contrastes : l’extérieur et le hall de l’hôtel sont très classes, et la chambre basique. Normal !

 

Nous avons choisi de nous arrêter ici en lisant des blogs de voyageurs en moto, qui avaient fait un stop ici avant Jaipur. Le lendemain matin, un petit café et on file donc voir le City Palace. Nous sommes sous le charme, seuls à nous balader dans un décor surréaliste.

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Alwar

Alwar

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Des cerfs en pleine ville ?

Des cerfs en pleine ville ?

On croise un cerf (?!) et 3 personnes, dont un gardien (!!) qui nous fait comprendre que l’un des bâtiments est un temple est qu’il est interdit de le photographier, nous demandant 500 Rp. On le remercie, on ne prendra pas (plus) de photos, il nous suit 15min avant de laisser tomber.

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Détails

Cénotaphe

Cénotaphe

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De nouveau seuls, on savoure, au calme. On dira que la brume de pollution donne un certain charme au décor…

Alwar

Alwar

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Allez, hop c’est l’heure de repartir pour notre destination finale : Jaipur !

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Un peu de mal à démarrer (ah ! ça commence…) mais hop hop hop, VRRROOOOOUMMMMM, c’est bon, nous voilà à nouveau sur les routes : Manu en amoureux de la moto et Nolwenn de la photo.

 

Attention dromadaires !

Attention dromadaires !

Les scènes de vie sont captivantes. On découvre l’Inde rurale. Femmes aux saris éclatants, portant sur leur tête du bois, ou des grandes cruches d’eau, des vaches sur le bord ou au beau milieu de la route, tracteurs transportant récoltes et femmes, motos livrant le lait, camions décorés de pompon, des singes, des coups de frein pour laisser passer … des dromadaires en liberté (??!!) et… de la poussière comme jamais. Intense !

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Pause déj

Pause déj

Difficile de trouver un petit restaurant pour déjeuner… Aïe, aïe, aïe. Rien dans les petits villages… Que fait-on ? On décide de s’arrêter à une petite roulotte dans l’un de ces villages. Les indiens sont très accueillants, ils nous installent d’autorité sur 2 chaises et nous servent un samosa bien épicé avec tomate et oignon dans une petite barquette, excellent ! Et si peu cher !!! (20rp, soit 30centimes).

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Pause chaï

Pause chaï

On retrouve l’autoroute et après 1h, on s’arrête sur une « aire de chaï » : au bord de la route, des sortes de lits tressés tu t’assois pour prendre un chaï. Nos meilleurs amis sur la route. Car en moto, et surtout ici en Inde, on doit faire des pauses toutes les heures / heures et demi afin de survivre, nous et nos fesses.

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On arrive en milieu d’après-midi à Amber, où l’on longe le fameux fort. Ouah !!! Impressionnant ! On revient demain 😉

Le fort d'Amber

Le fort d’Amber

 

Hop, on voit 2 hôtels, on négocie comme à l’habitude, et nous voilà dans une petite chambre AU CALME, à l’écart de l’agitation touristique, en plein quartier résidentiel, où chacun nous sourit. On se repose le reste de la journée, on ressort (trop) tard pour diner, et on finit (encore) par grignoter dans de petites roulottes, pas mal du tout, et toujours sympa.

 

 

Jaipur et ses environs

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Minute Culturelle

Capitale du Rajasthan, Jaipur est une ville relativement récente (début XVIIIème), toute proche d’Amber, l’ancienne capitale-forteresse. Le Maharaja Jai Sing II a décidé de construire cette ville en 1733, entourée de muraille, et à l’urbanisme bien réfléchi. Ce maharaja était très instruit, appréciait l’urbanisme et l’astronomie… C’est l’une des grandes étapes touristiques du Rajasthan, puisqu’elle regorge de très beaux bâtiments, dont certains en grès rose ou peints en rose.

 

Fort d'Amber

Fort d’Amber

Beaucoup de palais et temples à visiter, on décide de « sélectionner », on ne pourra pas tout voir, et on veut éviter l’overdose ! On commence par visiter le fort d’Amber. On trouve difficilement le parking à 2 roues, jonglant entre éléphants, 4×4 et bus. Paf, nous voilà à l’entrée. On a évité un bon paquet de sollicitations et on développe la stratégie « pas de regard, pas de réponse » aux nouvelles, ça marche du tonnerre.

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On pénètre alors sur Jaleb Chowk, une immense place face au fort, où les touristes affluent, à pied ou à dos d’éléphants… Que c’est beau ! Mais quel monde ! Nous voilà étonnés. C’est la 1ère fois qu’on voit autant de touristes.

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Belle porte

Porte bien fleurie

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SONY DSCC’est donc ici que vivait le maharaja, qu’il y tenait des audiences publiques avec fauteuil en argent, fresques fleuries, tapis, miroirs, … Ah ! Les Maharajas !

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24-amber-palaceC’est un vrai labyrinthe, avec ses couloirs étroits, petites fenêtres, escaliers qui débouchent sur des petites pièces secrètes,… On s’y perd et on aime !

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Un petit coup de nettoyage ne ferait pas de mal !

Nous trouvons dommage que les façades ne soient pas un peu « nettoyées » : pas trop fan des grandes traces noirâtres partout… La magie prend moins effet. Notre argent pourrait éventuellement y servir non ?

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Amber Palace

Amber Palace

 

En partant, on s’arrête au temple Shiromani, dédié à Krishna à 2 pas de l’entrée du fort où il n’y a personne, et qui est vraiment très beau… 3 jolies jeunes indiennes souhaitent prendre une photo avec Nolwenn, super, des filles ! Me voilà heureuse d’avoir un selfie avec des FEMMES pour une fois.

Temple Shiromani

Temple Shiromani

100% Fille, ENFIN !

100% Fille, ENFIN !

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On ne raconte plus les petites arnaques du type « pour faire une photo, c’est 100rp à me payer » ou encore quand à la sortie d’un temple tu récupères ton appareil comme tout le monde, mais qu’on te demande 50rp. Non ! Non ? Non ! OK. Et voilà, c’est fini.

 

 

Attention éléphant

Attention éléphant

Au retour vers Jaipur, on s’arrête observer le Jal Mahal, un palais flottant abandonné. On gare la moto entre éléphants et dromadaires. On apprécie.

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Palais flottant de Jaipur

Palais flottant de Jaipur

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On file dans la vieille ville de Jaipur, escorté d’un tuk-tuk qui a l’espoir qu’on visite la ville avec lui… Hum… Si on a une moto, tu crois que c’est pour quoi ..?

 

On s’arrête devant la façade du Hawa Mahal, le palais des vents, le plus célèbre de Jaipur. SUBLIME. On adore.

Haha Mahal

Haha Mahal

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SONY DSCConstruit en 1799, il permettait aux femmes du harem d’observer la rue sans être vues.

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On visite l’enceinte, presque entièrement rénovée, simple mais belle. L’Inde des maharadjas comme on l’imagine. L’impression de se promener dans un autre temps.

Enceinte du palais des vents

Enceinte du palais des vents

Nouvelle femme au harem

Nouvelle femme au harem

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On s’arrête prendre un chaï dans la rue en sortant, on s’assoit sur le trottoir, à côté d’une famille, qui nous lance tout de suite sur les traditionnels « where are you from ? You like India ? ». Ils sont charmants et souriants, la femme a la parole, on aime.

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On file visiter le Jantar Mantar, l’observatoire astronomique construit par le maharaja Jai Singh II, un passionné. L’astronomie (et l’astrologie) a d’ailleurs une place importante dans la culture indienne. On ne comprend malheureusement pas grand chose à ces instruments (classés à l’UNESCO depuis 2010), mais on arrive à peu près à lire l’heure sur le plus grand cadran solaire au monde, c’est déjà pas mal.

Jantar Mantar

Jantar Mantar

Quelle précision !

Quelle précision !

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44m !

44m !

Enfin, comme on les aime, on file voir un petit musée dédié aux turbans, tout poussiéreux où on perçoit toute l’étendue de l’art du turban qui peut mesurer jusqu’à 45m (!!!), les couleurs et formes changent selon les régions, les castes, et les mois. Novembre, c’est le mois du orange, et effectivement, on en verra un certain nombre par la suite.

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Nous rentrons. Quel monde, quelle circulation dense, quel bruit… Ah !

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Une journée à moto dans les villages du Rajasthan

On the road

On the road

 

Tracteur-harem

Tracteur-harem

Le lendemain, on a bien envie de sortir de s’éloigner de toute cette agitation et on décide de prendre les petites routes pour rejoindre Ajmer, notre prochaine destination à moins de 200km. Qui dit 200km, dit grosse journée moto ici en Inde. Précisons qu’en moyenne, nous faisons du 30-40km/h.

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On commence donc tôt, en filant vers le lac salé de Sambhar, le plus grand d’Inde. La route est vraiment captivante, malgré les multiples dos d’âne jamais indiqués (autant dire que nous sommes concentrés tous les 2 pour ne pas les rater et effectuer de jolies pirouettes).

Des turbans et des turbans !

Des turbans et des turbans !

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Village de Sambarh

Village de Sambarh

On arrive au village de Sambhar, qui nous plait tout de suite. On s’arrête, hum… On gare la moto là tu crois ? On fait signe à un commerçant, qui nous fait signe « pas de problèmes ». OK, on file se balader ½ h : des rues aux petites échoppes colorées, on vend du tissu, des clous, on se fait la barbe. Une petite vie, bien belle, dans un village coloré au charme fou. On savoure. On nous sourit.

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SONY DSCDes enfants veulent leur photo et se pressent pour la voir, riant en se voyant.

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Manu et son nouveau copain

Manu et son nouveau copain

On se prend un petit samosa dans une échoppe alors que le rasta du coin (???) vient discuter avec nous. Celui-là, il en tient une couche ! Il nous escortera jusqu’à la moto. Un bon moment.

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On longe le lac, et Manu pourra même rouler dessus pour son plus grand plaisir… Pas de flamants roses à cette époque, dommage !

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RoopangarhOn reprend la route vers Roopangarh, où on s’arrêtera déjeuner dans une petite roulotte, entourés de nos amis les indiens toujours aussi curieux. On croise des femmes jaïns, une religion dérivée de l’hindouisme, où on ne doit surtout pas tuer d’animaux. La pratique fait que les femmes portent un voile sur leur visage pour ne pas… avaler de moustiques!

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On arrive à Ajmer en milieu d’après-midi, et on prend conscience que l’hôtel réservé se trouve en plein bazar dans une ruelle sinueuse. Super ! Allez, c’est parti, voilà Manu qui jongle au milieu de la foule indienne. Quelques gouttes de sueur plus tard, nous y voilà, l’hôtelier nous indique une ruelle où nous garer et on complète ces immenses registres d’arrivée. Ouf!

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Au choix

Au choix

On arrive dans une belle chambre… et des draps avec de belles traces noires et des poils bien visibles. Sérieusement ? Bon, en Inde, c’est la 1ère fois qu’on dort quasiment tout le temps dans notre sac de couchage, l’état de propreté ne nous satisfaisant pas, mais là, on bat tous les records ! On demande donc à changer les draps. C’est long, mais c’est fait. La housse de couette aussi ? Ah Ah Ah. Non mais c’est la pire… Il enlève donc la housse et nous rend la couette sans housse. « Is it OK ? ». On se regarde, allez, on laisse tomber, de toute manière on dormira dans nos sacs de couchage !

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Bazar d'Ajmer

Bazar d’Ajmer

On file déambuler dans le bazar animé, pour détendre nos fessiers. Ah ! Mais voilà que nos oreilles elles se tendent… Quel bordel, et les klaxons des 2 roues, comme toujours… On oublie et on observe les échoppes et la vie.

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Entrée du

Entrée du Dargah

Ajmer est un haut lieu de l’Islam en Inde. Il faut savoir qu’en Inde, il y a 140 millions de musulmans, soit la 3ème communauté au monde. C’est une minorité ici, mais tout de même ! Les pèlerins affluent vers le tombeau d’un saint musulman révéré au sein d’une petite cité, le Dargah, où l’on peut rentrer, mais voilée ou avec calotte. Ni une ni deux, on achète un foulard pour Nolwenn (ça servira pour l’Iran !) et une calotte pour Manu, en se regardant : pas d’avis… C’est pas trop notre truc !!!!

 

On pénètre alors dans le Dargah en fin d’après-midi, en pleine prière. Quelle atmosphère ! Une grande cour, avec des escaliers sur les côtés, au fond très certainement le tombeau. Les hommes prient tous ensemble, les femmes sont dans une autre pièce fermée, non visibles. Deux grands chaudrons, où l’on peut faire cuire jusqu’à 2 tonnes de riz pour les pauvres et les mendiants. Il doit y avoir un événement particulier aujourd’hui car une grande procession se tient devant le tombeau, il y a un monde fou. Hum… La foule est trop dense, on décide de sortir.

Version masculine

Version masculine

Version féminine

Version féminine

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La fin de soirée est difficile puisqu’on devra déplacer la moto vers 22h30, après un appel du standard, où on comprendra – mal – que c’est risqué de la laisser là pour la nuit finalement, nous mimant que lui s’est fait arracher son rétroviseur il y a quelques jours. Hum, OK… Il nous propose de la laisser dans la rue du bazar, mais avec un gardien… On hésite, on ne fait plus confiance, mais a-t-on le choix ?

 

 

Pushkar entre ferveur hindoue et dromadaires

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Le lendemain, la moto est là, on remercie notre gardien, mais… elle ne démarre pas. On essaie 10min, avec l’aide de 3 indiens, on nous pousse, rien à faire. M@@@. Manu bien énervé tente une dernière fois sur le kick comme un sauvage et le VROOOOOUUUUMMMM tant attendu se fait entendre. Soulagement, on décolle. Hum… Y’aurait pas un problème de batterie ?

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Rue de Pushkar

Rue de Pushkar

On file à quelques kilomètres vers Pushkar, petite ville sainte hindoue de 19 000 habitants, au pied d’un lac, où doit se dérouler pendant 1 semaine la plus grande foire aux dromadaires d’Inde.

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Ghats de Pushkar

Ghats de Pushkar

On dégote notre hôtel, bien sympa et au calme, s’offrant le luxe d’un café dans le jardin. Bonheur. On se balade le long des ghats, observant les ablutions (similaires à Varanasi). Les photos ne sont pas permises. C’est beau, ces ghats et bâtiments blancs, tout autour du lac, les collines en toile de fond.

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On se fait aiguiller vers le lieu où débute aujourd’hui la fameuse foire aux dromadaires. Les nomades du désert de Thar (tout proche, à l’ouest) et les paysans des alentours débarquent alors pour s’acheter et vendre des dromadaires. Jusqu’à 20 000 animaux…

Négo en cours

Négo en cours

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On y passera l’après-midi observant tous ces dromadaires, les installations des nomades, les négociations et… les touristes avec leurs IMMENSES appareils photos. Mais d’où sortent-ils ? Certains avec plusieurs objectifs aussi longs que mon bras, c’est assez étrange face à ces nomades qui viennent d’un autre monde… Certains sont respectueux mais d’autres (pour ne pas citer certains chinois) ont un comportement totalement déplacés s’alignant à 3 face à 2 femmes pour les prendre en photo, et elles se cachant le visage avec des plateaux. Quel malaise ! Cela entraîne alors aussi les sollicitations : les femmes et enfants viennent nous voir pour qu’on les prenne en photos et qu’on leur donne quelque chose. Mais finalement, ça n’est pas insistant et ça n’est pas partout.

Côté PILE

Côté PILE

Côté FACE

Côté FACE

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On s’installe comme les nomades, en « pause caca », les observant négocier les dromadaires, se faisant le plus petit et discret possible. On prendra d’ailleurs un chaï avec des nomades, on ne se comprend pas, mais on se sourit, c’est chaleureux.

Pause chaï

Pause chat avec turbans et babouches

 

 

Le coup de la panne

 

80-to-jodhpurOn décide de reprendre la route le lendemain, sauf que… impossible de faire démarrer la moto cette fois-ci. On la pousse donc jusqu’à un petit garage qu’on nous indique, le voisin nous donne son téléphone, le garagiste au bout du fil, qui rapplique 15min plus tard, ouvre son magasin, et nous indique que la batterie est morte. OK, on appelle l’agence, on leur indique le prix, qui nous indique qu’il n’y a aucun problème mais qu’il faut garder la précédente batterie. OK, on change tout ça et on repart, en croisant les doigts pour ne pas avoir de problèmes pour se faire rembourser ! Ah ah, on est mignon.

 

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Plus de cash à Jodhpur

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Femme sur la route

Femme sur la route

On reprend la route vers 10h30 en direction de Jodhpur. Les 60 premiers kilomètres filent à toute vitesse puisque la route est excellente (et sans dos d’âne). On se détend.

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Chargement indien...

Chargement indien…

On s’arrête prendre un « dal » sur la route, le plat traditionnel servi à volonté avec du pain, des lentilles, des oignons etc…

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La route vers Jodhpur

La route vers Jodhpur

Les 100km suivants sont un peu moins bons côté route (ah ! les dos d’âne).

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Manu et son nouveau pote

Manu et son nouveau pote

Manu n’est pas très en forme, on fera donc des arrêts réguliers, rencontrant des indiens très sympas, dont un journaliste qui parlent un peu anglais. Il nous offre le chaï et nous dit « c’est comme ça normalement ici, quand un étranger arrive dans un village ». On discute chaleureusement, cela fait chaud au cœur.

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On arrive en fin d’après-midi à Jodhpur et on découvre un joli petit hôtel, avec une immense chambre au calme, un hôtelier souriant et un roof top avec vue sur le fort juste superbe. Allez, une petite bière au coucher du soleil face au fort, et nous voilà au top.

Sunset face au fort de Jodhpur

Sunset face au fort de Jodhpur

 

Le jour même, le 1er ministre indien, Narendra Modi, a fait une annonce surprise : les billets de 500 et 1000 Roupies ne sont plus valables à partir d’aujourd’hui. Soit… Les plus grosses coupures ! OK, on ne stresse pas (encore), on peut payer par carte à l’hôtel et il nous reste bien encore l’équivalent de 20€ en billets de 100 Roupies.

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Vieille ville de Jodhpur

Vieille ville de Jodhpur

Jodhpur est la 2ème ville du Rajasthan avec 1,2millions d’habitants. Surnommée la ville bleue, elle possède comme Jaipur une vieille ville, et son lot de beaux bâtiments à visiter, à commencer par son fort ! Le lendemain, une bonne grasse matinée et un petit déjeuner royal plus tard, Manu retrouve des forces. On part donc visiter le fort, puisque nous avons appris que nous pouvons payer par carte. Yahla : une première en Inde.

 

La forteresse de Mehrangarh est juste impressionnante ! Certainement l’une de nos préférées. Elle date du XVème siècle, fondée par Jodha, qui donna le nom à la ville. Faite de calcaire ocre, les maharajas y vécurent jusqu’au XXème siècle.

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SONY DSCL’architecture est impressionnante, de part sa grandeur, sa beauté et sa finesse. Certaines salles sont très bien conservées / rénovées, avec des peintures au mur, au plafond, des vitraux, des fenêtres ajourées pour permettre aux femmes de voir sans être vues, etc etc…

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SONY DSCLes pièces exposées sont diverses et de qualité. Trône en marbre, sièges et palanquins d’époque, peintures et puis des armes (on aime moins), etc etc…

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Vieille ville de Jodhpur

Vieille ville de Jodhpur

C’est dense ! Nous voilà repus. On profite de la vue sur la ville, aux murs bleus, et on redescend se promener dans cette vieille ville justement, où la vie ici est calme, tout est photogénique, les gens vivent tranquillement.

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Bazar de Jodhpur

Bazar de Jodhpur

C’est l’heure du déjeuner ! On se promènera dans le bazar près de la Clock Tower à la recherche d’une petite roulotte, introuvable. Mais où mangent tous ces gens ??? Affamés, on se replie dans notre quartier touristique débusquant un petit restaurant bien sympas.

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Clock Tower

Clock Tower

La Clock tower n’a pas été réalisée par les anglais mais par le maharaja Sardar Singh en 1910 pour se moquer d’eux justement…

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Bazar

Bazar

On tente de trouver un distributeur automatique ouvert, mais tous sont fermés et une file importante s’est formée devant la banque pour échanger les billets de 500 et 1000 Rp… Bon, allez, demain, ça sera mieux. On se repose en fin d’après-midi sur la terrasse de l’hôtel, face au fort, rédigeant article et discutant avec les amis…

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Retirer de l’argent en Inde : la mission !

Bienvenue dans le quotidien des indiens en novembre 2016

Bienvenue dans le quotidien des indiens en novembre 2016

Le lendemain, on décide de faire la tournée des ATM. Et là, on prend réellement conscience de l’ampleur de l’événement… Le 1er Ministre a fait cette annonce surprise du jour au lendemain, afin de lutter contre la corruption en Inde. 90% des transactions se font en cash, et donc avec ces billets de 500 et 1000 Rp. Seulement 3% de la population déclarent ses impôts à l’Etat, basé sur… les comptes en banque ! Peu en ont, ou alors ne les alimentent pas, gardant tout dans des valises chez eux.

Véridique. Autant dire que c’est la révolution ici.

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La queue...

La queue…

Les 2 premières semaines, chacun a droit d’échanger jusqu’à 4000 Rp (55€) par jour et de retirer 2000 Rp (27€) au distributeur… Sauf que… les banques sont totalement dépassées, et les gens affluent en masse. Les files d’attente pour échanger les billets sont incroyables, les ATM non approvisionnés (en billet de 100Rp, les machines n’étant pas calibrées pour les nouveaux billets de 500 et 2000Rp). Nous voilà donc bien ennuyés. On ne stresse pas, « il ne faut pas lutter ».

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Les indiens nous laissent passer devant pour obtenir des renseignements, et tous cherchent à nous aider. Au Western Union, pareil, on nous donnera un chèque, pas d’espèce, qu’il faudra aller retirer à la banque. Pas pratique ! Bon… Demain est un autre jour, on décide de rentrer et faire le point sur ce qu’on a en liquide. Juste de quoi pour payer l’essence pour rentrer à Delhi et l’équivalent de 2 repas, donc pas assez… Il va falloir chercher des hôtels où l’on peut payer par carte ! On en appelle un à Bikaner, notre prochaine étape, qui nous confirme qu’on peut s’arranger. OK, c’est déjà la fin de la journée, nous sommes épuisés, c’est l’heure de se reposer, demain, on file à Bikaner et qui sait, on pourra peut-être retirer…

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Bikaner

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On se fait donc une grosse journée de moto le lendemain, près de 300km… On tente de retirer (l’activité principale de nos journées à partir de maintenant), en vain, mais on arrive à payer par carte l’essence, l’exploit !

 

Temple d'Osiyan

Temple d’Osiyan

Il fait bien frais à 8h sur la route, et on s’arrête prendre un chaï avant de visiter un joli temple dans le village de Osiyan. On arrive en pleine cérémonie, on ne comprend pas grand chose, il y a beaucoup de monde… Allez, on repart.

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Récoltes

Sur la route, les scènes de vie sont toujours aussi fascinantes. Cela doit être la saison des récoltes, on observe les paysans s’afférer avec dromadaires ou tracteurs (selon les moyens) récolter les céréales et les transporter de manière impressionnante !

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La "route"

La « route »

La route devient plus aride et se transforme doucement en désert. On décide de quitter la « route principale » (ou plutôt la trainée de bitume défoncé) pour faire une pause au pied d’une dune de sable. Histoire de faire une jolie petite photo de nous 2 avec la moto.

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Manu et ses nouveaux potes

Manu et ses nouveaux potes

Ah ah ah, en Inde, pas possible. On nous a repéré et en 30 secondes, nous avons déjà 2 nouveaux amis, qui ne parlent pas un mot d’anglais mais qui se garent juste à côté de nous et nous observent. On sourit, on échange avec les mains, on se regarde et on repart. Impossible dans ce pays !

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On continue dans ces paysages atypiques, roulant parfois sur du sable, petits swings du cul (clin d’œil à la vidéo sur le Vietnam), mais ne tombant jamais. On rencontre 2 roues, 4×4, camions, bus, tracteurs et dromadaires.

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Temple de Deshnoke

Entrée du temple

On arrive dans le village de Deshnoke, où se trouve le temple aux Rats sacrés. Oui, oui. La Sainte hindoue Karni Mata est révérée par les familles de Bikaner et Jodhpur pour sa contribution à leur émergence politique.

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C'est l'heure du repas !

C’est l’heure du repas !

La légende dit qu’elle aurait redonné vie, sous forme de rat, au fils de Durga, déesse de la puissance. Voici donc un temple en l’honneur des rats. On peut visiter, à condition d’enlever les chaussures… et de supporter marcher au milieu de centaines de rats, avec une odeur à vomir… Ils sont fous ces indiens. On ressort vite. Hallucinant.

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Porte de Bikaner

Porte de Bikaner

On arrive enfin à Bikaner, pas mécontents, où nous logeons dans une petite chambre sur le toit de la maison de notre hôte, bien sympa.

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Rue de Bikaner

Rue de Bikaner

Finalement, pas possible de payer par carte, enfin, si, mais… allez, ne stressez pas, au pire, vous ne paierez pas les nuits, je comprends votre problème… Bon, on s’adoucit, « on laisse faire », demain est un autre jour.

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Thali

Thali

Le soir même, notre hôte nous propose de faire le tour de la ville à 23h, car un ATM aurait été approvisionné. Lunaire. On le suit donc, mais après 20min de recherches, on n’y croit plus. Enfin : si, une queue ! Qui dit queue, dit cash. Il nous indique que les femmes sont prioritaires. Ah bon ?! Nolwenn tente, tout sourire, ça marche et… EUREKA ! On retire 4000 Roupies avec 2 cartes bancaires. Nous sommes riches !  On remercie chaudement notre hôte et on dort sereinement.

 

Tellement bien qu’on se réveille à 12h! On file échanger 8000 Roupies pour notre hôte, afin de le remercier pour son aide : en tant que touristes, nous passons en priorité, et en 30min c’est réglé, paperasses signées X fois, noms des parents et tout le bordel indien classique. Du délire… 100% indien.

 

On visite Junagarth Fort. Construit en 1588, il fut le siège des maharajas de Bikaner durant des siècles. Un vrai labyrinthe, avec du grès rose, du marbre et toute la panoplie classique des palais du Rajasthan! Toujours aussi beau.

Junagarh Fort

Junagarh Fort

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Marchants à Bikaner

Marchants à Bikaner

Les gens sont bien sympas dans cette ville, moins touristique que Jodhpur ou Jaipur, et cela nous plait. Pas de sollicitations, on discute problème cash. Les indiens sont vraiment inquiets, de nombreux commerces ont fermé faute de liquidité, certains passent leur journée à faire la queue à la banque, sans réussir à changer… On lit que certains se sont suicidés, pensant être ruinés, d’autres préfèrent jeter des millions de roupies à la poubelle plutôt que de les déposer car il faudrait expliquer leur provenance … et aussi payer une amende bien salée… C’est dément.

 

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Havre de paix à Nawalgarh

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On reprend la route vers notre dernier arrêt avant Delhi : la petite ville de Nawalgarh dans la province de Shekawati. Il y aurait de très belles havelis, maisons d’anciens riches marchands, qui vivaient dans cette région.

Pause chaï

Pause chaï

On roule toujours dans le désert, et il fait bien frais ce matin ! Nième pause chaï au bord de la route, les pieds dans le sable. On croise quelques motards comme nous pour l’une des premières fois, ils sont donc là ! On se fait signe.

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Désert dans le smog

Désert dans le smog

Le smog refait doucement son apparition… au milieu des cultures, sables, cactus, quelle atmosphère.

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Haveli

Haveli

On commence à traverser des villages avec des vieilles havelis en ruine, nous plongeant dans une ambiance d’une autre époque. Fou.

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Hum... Ca ne doit pas être par là !

Hum… Ca ne doit pas être par là !

Bon, allez, nous sommes le 14 novembre, c’est l’anniversaire de Nolwenn, ça serait bien d’arriver assez tôt pour trouver un logement sympa et se reposer !

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Sauf que…

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Au cours d’un enième dos d’âne, on entend un gros CLING ! Nolwenn se retourne : « Euh, Manu, arrête toi, il y a le pot d’échappement sur la route ». ???!!!? Oui, oui, le pot est littéralement tombé. On fait ½ tour, on regarde, mais comment est-ce possible ? On comprend qu’un seul boulon le fait tenir, et qu’il a du se dévisser, tout simplement. Nous voilà au milieu de nulle part, avec un pot d’échappement brulant à refixer. Génial.

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Sauf que… nous sommes en Inde, l’ « Incredible India ».

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Et voilà, le pot est à nouveau fixé !

Et voilà, le pot est à nouveau fixé !

5 indiens nous entourent, en 5min, 1 scooter s’arrête, il a un petit boulon dans sa poche (!!!), le refixent comme ils peuvent, un petit coup de fil de fer, et 2 d’entre eux nous font signe de les suivre. OK, 2km plus loin, il y a un petit garagiste, et 10min plus tard, le boulon a refixé notre beau pot d’échappement. Impossible de régler, nous voilà pris sous la houlette d’Ossein, un musulman très souriant.

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Vous avez déjeuné ? Non, pas encore. OK, suivez moi ! Il nous amène dans la petite roulotte du coin, nous nourrit de samosa, de bananes et de chaï. On discute. Il nous fait comprendre qu’il sait bien qu’on ne doit pas avoir beaucoup de cash et qu’il veut nous aider, nous sommes son hôte.

Vous aimez l’Inde ? Et vous avez vu quoi ? Et vous trouvez comment les indiens ? Sympas ? Hum… Ils nous expliquent que ça, ça dépend des régions, ils ne sont pas dupes de notre « les indiens sont très sympas ». « 95% oui, ici, dans notre région, vous serez toujours bien accueillis. Ca n’est pas vrai partout, on le sait bien »…

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Une dernière photo de Manu et ses amis (on discute surtout avec l’homme tout de même ici) et on reprend la route, le cœur au chaud.

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Escortés par Ossein

Escortés par Ossein

On visite un hôtel super, mais trop cher, d’autant plus qu’on doit gérer notre cash (!!!), impossible de payer. L’hôtelier très sympas nous aiguille chez son fils, aux prix plus en ligne avec les billets qui nous restent. On dégotera alors une petite perle : une famille accueillante dans une bâtisse d’époque au calme, aérée et propre, où nous nous sentirons immédiatement très bien. La famille suit des principes écologiques (chauffages solaires, recyclages, repas avec produits de qualité).

 

31 ans en Inde !

31 ans en Inde !

Une douche brûlante – le meilleur cadeau d’anniversaire pour Nolwenn avec ses fins d’après-midi qui rafraîchissent – et on dine sur place, l’un des meilleurs diners en Inde. Un régal, on en aura mal au ventre toute la nuit. Manu commande une bougie pour sa belle et comprenant que c’est son anniversaire, ils filent acheter un beau gâteau d’anniversaire discrètement et reviennent tous ensemble avec, en chantant. Trop mignon.

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Incredible India.

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Haveli

Haveli

On passera la journée du lendemain à flâner dans les rues de Nawalgarh. On visitera plusieurs havelis, vraiment jolies. Seuls. Quelle saveur ! C’est encore bien différent de tout ce que nous avons vu jusqu’à présent.

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La svastika ou croix gammée est un symbole bénéfique très ancien que l’on a vu dans de nombreux pays sur tous les continents. En Inde, il est très présent, sur les maisons ou les temples. C’est un symbole religieux, spirituel et de vérité. Pour les hindous, il symbolise  notamment Ganesh. Rien à voir avec l’appropriation des nazis.

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Chaï

Chaï

Les gens sont souriants, accueillants. On déjeune dans un mini-restaurant de rue (oui, c’est rare !), succulent comme toujours. On discutera un peu avec un chaï.

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SONY DSCC’est juste dommage que même dans un village si petit et perdu, les klaxons soient toujours très présents. Ils ont un problème très sérieux nos amis les indiens.

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Le jour le plus long vers Delhi

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Dernier jour en moto !

Dernier jour en moto !

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Il est temps de rentrer à Delhi. Encore 270km !

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Nos voisines

Nos voisines

On se dit aurevoir et on quitte tranquillement Nawalgarh.

Sauf que…

au détour d’un virage, une voiture arrive très vite, à contre-sens. Manu freine brusquement… sur du sable ! Ca ne manque pas, on tombe.

Nolwenn se relève rapidement sans problème tandis que Manu a la jambe coincée sous la moto. Plusieurs indiens accourent pour nous aider, libérant Manu.

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La voiture démarre alors, nous laissant en plan. Grrrrrrr. Manu a bien mal, mais ça ne sera qu’un gros bleu et Nolwenn n’a rien, c’est le principal. Les indiens sont déjà entrain de refixer le bullbar à l’avant, c’est fou. Ils nous demandent 50 fois si ça va, la moto n’a pas l’air d’avoir grand chose, Manu fait un essai, c’est bon, on repart. On s’arrête à une station-service pour faire le plein 1km plus loin et reprendre un peu nos esprits. Voyant l’égratignure de Manu, un indien nettoie la jambe, passe un baume local (?) et un bandage. Qu’ils sont gentils… On remercie, c’est vrai qu’avec toute cette poussière, c’est intelligent.

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Derniers dos d'âne

Derniers dos d’âne

Allez, on repart. Bon, on va espérer que le loueur ne remarque pas la faible griffure sur la protection de la moto, on a de la chance qu’elle n’ait rien !

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On the road

On the road

La route pour rejoindre l’autoroute est bien défoncée et on souffre, des fessiers, du dos, ahhhhh. On quitte doucement les huttes de paille, les dromadaires et les chèvres, pour arriver à l’autoroute. Cette fois-ci, c’est Nolwenn qui commence à être un peu patraque (chacun son tour). Pffff, et quelle circulation !!!

 

Nous faisons des pauses régulières.

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Tout près de Delhi

Tout près de Delhi

Arrivés tout proche de Delhi, en plein traffic, on tombe en panne… d’essence ! Super ! Allez, on pousse la moto au milieu du bordel, on a de la chance, il y a une station-service tout proche. On commence à être bien fatigués. Allez, on y est presque !

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Finalement, on arrive à la tombée de la nuit. ENFIN ! Soulagés. Et là, c’est le moment de faire une bonne crise de nerf. Pendant 1h on se bat avec notre loueur (enfin surtout Manu et son calme légendaire, avec une bonne dose de fermeté pimentée au mono-sourcil) car il n’y aurait plus d’huile, c’est honteux, on a de la chance de ne pas avoir cramé le moteur et patati patata. Du délire. Difficile de vérifier le niveau, la jauge est pourrie. Comment ça c’est 2700Rp pour la batterie ? J’avais compris 1700. Vous vous êtes faits avoir. Mais vous êtes stupides ?

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Il faut garder son sang-froid. Ce que Nolwenn n’arrivera pas, explosant son poignet contre la porte (à défaut de vider entièrement le bureau de notre nouvelle amie), sous les commentaires du type « et c’est comme ça que vous parlez à votre mère ? »…

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Fatigué ?

Fatigué ?

Bref, elle est intelligente, elle sait rendre fou les gens pour récupérer un maximum de la caution. Elle est tombée sur quelqu’un de son niveau avec Manu, qui lui tiendra tête jusqu’au bout, négociant sévère jusqu’à atteindre une somme modique (10€), qui ne couvre certainement pas le vol du porte-téléphone (qu’on voulait indiquer, mais dans ces conditions !!!), ou la chute de la moto, qu’ils n’ont pas remarquée. Stupides. On récupère donc la caution et 90% du prix de la batterie et on s’en va sans un regard, les nerfs à vif.

On file chez notre ami Diego, passant 1h dans les embouteillages avec un taxi bien drôle, qui nous détendra.

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Home, Sweet Home.

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Déj avec Diego

Déj avec Diego

On retrouve avec grand plaisir Diego (et son bout de chou Ava, Prisca la maman étant en déplacement pro), autour d’un bon repas, ressassant en souriant cette fois-ci nos aventures et discutant sur la vie à Delhi… Vaste sujet!

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Khan Market, les Champs Elysées de Delhi

Khan Market, les Champs Elysées de Delhi

Bien fatigués, on fera une petite journée le lendemain, surtout avec cette pollution folle qui donne mal à la tête. On trouvera une tunique adaptée à la visite de l’Iran (voile et fesses couvertes)…

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SONY DSC… puis on visitera Humayun’s Tomb. Et là, on se dit : « Mais en fait, le Taj Mahal, il ne sort pas de nulle part! ». La ressemblance est frappante..!

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SONY DSCC’est un mausolée d’architecture moghole du XVIème siècle qui abrite la tombe de l’empereur Humayun – comme son nom l’indique – mais aussi 150 membres de la famille. Entièrement bâti de grès rose, et aussi de marbre, il semble avoir largement inspiré le Taj Mahal !

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Les taxes en Inde, un exemple...

Les taxes en Inde, un exemple…

Diner au vin blanc. Quel bonheur.

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Malheureusement, et il fallait bien que ça arrive un jour, Nolwenn tombe malade dans la nuit. Une vilaine gastro. Nuit marathon et journée au lit avant de s’envoler pour Téhéran le lendemain… Juste le temps de voir son amie d’enfance, Prisca, de retour de déplacement, et hop, on file à l’aéroport direction l’Iran…

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Voilà, 2 semaines en moto dans le Rajasthan, ce fut tout ça. Cette aventure intense en 2 roues nous aura permis de découvrir une toute autre image du pays, à la rencontre de l’Inde rurale. Nous sommes donc très heureux d’avoir fait ce choix ! Mais… On va faire une pause « 2 roues en Asie », les routes et les motos sont bien trop défoncées, nous avons notre dose pour quelques temps 😉

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Une nouvelle aventure commence… L’Iran.

 

 


Article écrit en Iran, entre maisons de thé et chambre bien chauffée, car dehors il fait -7 !

13 commentaires

  1. marité   •  

    Cc,
    Je ne suis en général pas fan des séries car il faut suivre et être assidu alors je ne m’engage pas. Et là, je me surprends à vous suivre depuis plus de 2 ans.. Faut admettre que votre tour du monde nous a tenu en allène tout le temps jusqu’à attendre avec impatience le numéro suivant.
    C’est encore avec impatience que j’aurai le plaisir de vous revoir, vous embrasser et vous remercier de m’avoir apporté tant de plaisir.
    Bisous

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Que d’émotions ! Le retour en France va être chargé en bisous et bons petits plats… Hâte de te voir également. Bises de Jordanie :)

  2. Delphine Jego-Platt   •  

    Tout a fait d’accord avec le commentaire de Marité! la plus belle des series!!

    Sinon Nolwenn fais gaffe, car avec ce periple, Manu a du avoir l’occasion d’apprendre toutes les combines pour t’echanger contre des chameaux ou dromadaires….Mefie toi! 😉

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Eh eh ! Tu seras l’une de nos commentatrices les plus assidues très certainement 😉
      (on fera le podium tiens pour voir!!)

  3. Anne G.   •  

    Bonjour,

    Nous, on a bien aimé le temple des rats et en plus mon mari a photographié le rat blanc, signe de chance pour l’année à venir, tous les indiens sont venus le voir pour qu’il leur montre la photo et lui disent où il l’avait vu pour essayer de le voir eux aussi…
    Bonne continuation.

  4. JJ   •  

    Houlala la, ça monte en puissance …..
    J’ai bien aimé la pose  » chai  » toutes les heures et demi, je vais essayer de négocier ça à la maison avec Adriano et le turban mais c’est pas gagné !!!
    Très sympa le reportage, très vivant, animal, mécanique, tout y est pour nous tenir jusqu’au bout! Bravo l’artiste!
    Le compte à rebours est lancé, on commence à réaliser…..
    Préparez vous aux longues soirée beloteurs et « pichatte….
    A ce jour, on est imbattus par les VDP, alors hier soir ( heu..ce matin en fait..) , on a goûté la pichatte et elle est prête…..
    Dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir nos meilleurs baisers!!!!!

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      AHHHHHHH
      On a très très hâte de vous voir apparaître à l’aéroport de Nantes !!!! Quasiment 2 semaines maintenant…
      Nostalgie et bonheur se mélangent.
      Pour la pichatte, nous voilà pressés de la goûter, même si un jeûne forcé de plusieurs semaines sera notre passif, alors il faudra y aller molo hein 😉 (ou pas)
      La bise à tous.

  5. Adrien   •  

    Toujours aussi impressionnant, mais, au final, c’est certainement largement moins fatiguant d’aller faire sa semaine de travail de 60 heures en France!
    Quelle fin de voyage! incomparable!
    On vous attend…

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Ah bah ça! On est tout à fait d’accord, la semaine de travail est bien moins fatigante! Et bien moins passionnante aussi.
      Attention, ça n’est pas fini, la mystérieuse Iran arrive, ainsi que la Jordanie sur les traces d’Indiana Jones et notre adoré Liban et sa cuisine juste légendaire… JUSQU’AU BOUT !

  6. Brigitte & Sylvain   •  

    Après la Chine, encore un autre Monde ! Merci de nous abreuver régulièrement avec vos photos et articles : comment va t on faire après ???

  7. Manu et Nolwenn   •     Auteur

    Rires – c’est fou de vous voir encore ici, la Polynésie nous parait si loin (même si on y pense très souvent, c’est un vrai coin de paradis où nous nous sommes rencontrés). On a encore 3 pays à vous narrer et pas des moindres… JUSQU’AU BOUT on vous dit!

  8. Nico   •  

    Enfin, je vous lis. Quel bonheur cet article sur l’Inde : merci. Je me suis régalé et en plus, il y a eu de l’aventure avec la moto. Vous êtes aussi fous que les indiens. Et encore des rencontres! Heureusement que vous ne vous êtes pas faits mals : ça serait trop bête alors qu’il ne vous reste plus très longtemps! Le compte à rebours est lancé : j’espère qu’on aura les articles jusqu’au bout, jusqu’à votre pied en France! Biz!!Nico

    • Manu et Nolwenn   •     Auteur

      Jusqu’au bout du bout, fidèle à notre plus grand lecteur, on publiera !!! 😉
      La Jordanie à venir. :)

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